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Canicule

Publié le 03 août 2015 par 7bd @7BD
Canicule de Baru chez CastermanTitre: Canicule
Auteurs: Jean Vautrin (scénario) et Baru (dessin et couleur)
Éditeur: Casterman
Année: 2013
Nombre de pages: 110
Le soleil est à son apogée alors qu'un homme arrive dans un champ de blés. La chemise translucide, collée à la peau par la transpiration, il enterre un sac.
Pendant ce temps, le jeune Joachim, alias Aniello, observe la scène. Dès que l'homme est parti, il déterre alors le trésor: un sac plein de billets de banque: de quoi se faire la malle pour cet ado qui se prend pour un parrain de la mafia.
Dans le même temps, l'homme qui a enterré le sac semble activement recherché. Il se nomme Cobb et aurait doublé Snake, un ponte du grand banditisme, lors d'un gros coup.
Afin de se cacher, il parvient à s'introduire dans une grange de la ferme appartenant à la famille du jeune Aniello. En cette période de canicule, ce lieu est d'ailleurs la scène d'histoires familiales pas très nettes.
Mais l'arrivée du bandit n'est pas passée si inaperçue que cela.
Comment Cobb va-t-il se sortir de ce mauvais pas?
Le jeune Aniello, maintenant riche, deviendra t-il un parrain de la mafia?
Canicule est une adaptation d'un roman de Jean Vautrin. Cette BD est mise en image par Baru.
Tous les personnages de cette histoire sont travaillés et sont barrés: Cobb, le bandit américain, Aniello le gamin à la double personnalité, Horace, le père alcoolique et violent, Ségolène la fille nymphomane dégénérée... et j'en passe.
Les dialogues sont assez peu nombreux, et pour marquer le côté campagnard de l'histoire, Baru a donné un accent "paysan" aux personnages.
Cette astuce permet aussi au lecteur de se dire que la scène se déroule dans un coin isolé, au milieu des champs et loin de la ville.
Au niveau des dessins, les personnages ne sont pas très beaux, mais cela accentue leur côté barré et rustique.
La couleur, faite apparemment à l'aquarelle, reste la plupart du temps dans des tonalités jaunes, pour montrer la chaleur ambiante. D'ailleurs dans les premières planches, tellement le Soleil chauffe, le ciel est représenté jaune et la scène se déroulant dans un champs de blé, tout le décor est jaune.
On peut déjà avoir un aperçu, de cette chaleur, dès la couverture cartonnée, représentant le jeune Aniello.
Le dessin est réalisé sur un papier à grain un peu épais, on peut retrouver ce grain dans chaque cases de la BD.
Passé une première appréhension due au style graphique, l'histoire se lit assez facilement et doit finalement son intérêt aux personnages, plus qu'à l'histoire elle même.
Juju Gribouille.

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