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Critique Ciné : Mission Impossible 5 - Rogue Nation (2015)

Publié le 19 août 2015 par Delromainzika @cabreakingnews

Mission Impossible 5 : Rogue Nation // De Christopher McQuarrie. Avec Tom Cruise, Jeremy Renner et Simon Pegg.


L’une de mes franchises préférées revient pour un cinquième volet qui s’apprête à devenir le plus gros succès de la carrière de Tom Cruise. Bénéficiant d’une presse unanime et d’un été assez léger en bons blockbusters, Mission Impossible s’assure déjà une belle vie. Christopher McQuarrie, créateur de Persons Unkown (2010, NBC) mais surtout scénariste de Edge of Tomorrow (avec Tom Cruise), Usual Suspects et Jack Reacher (avec Tom Cruise également, 2012) nous offre sa propre vision de la franchise comme cela a été le cas avec les scénaristes et réalisateurs des précédents opus. A chaque film, la saga prend la forme que veut bien lui donner un autre réalisateur, un autre visionnaire de l’univers de la série. Pour avoir autant travaillé avec Tom Cruise, le réalisateur et scénariste de ce cinquième volet connait bien le garçon et sait ce qu’il peut faire à l’écran. C’est probablement pour ça que Tom Cruise n’est pas utilisé comme un pur produit de starification mais comme l’un des piliers d’une équipe. On retrouve alors ce que J.J. Abrams avait voulu en partie réintroduire dans le troisième volet, signant alors la renaissance d’une franchise qui était mal partie (oui, MI 2 est une catastrophe et je ne pense pas être le seul à le penser).

L’équipe IMF (Impossible Mission Force) est dissoute et Ethan Hunt se retrouve désormais isolé, alors que le groupe doit affronter un réseau d’agents spéciaux particulièrement entraînés, le Syndicat. Cette organisation sans scrupules est déterminée à mettre en place un nouvel ordre mondial à travers des attaques terroristes de plus en plus violentes. Ethan regroupe alors son équipe et fait alliance avec Ilsa Faust, agent britannique révoquée, dont les liens avec le Syndicat restent mystérieux. Ils vont s’attaquer à la plus impossible des missions : éliminer le Syndicat.

D’une ouverture à couper le souffle à une scène d’action dans les rues de Casablanca il n’y a qu’un pas. Mission Impossible a aussi cette facilité déconcertante à nous faire voyager de villes en villes sans jamais nous donner l’impression de se répéter. Tous les films sont différents. Si cette année il n’y a pas Dubai (comme dans le précédent volet), ce sera alors l’opéra de Vienne (en Autriche). D’ailleurs, toute la scène d’action (et pas seulement) est à mon sens l’une des meilleures du films. Elle n’est pas sans rappeler cette scène de L’espion qui m’aimait en Egypte en plein milieu d’une représentation. C’est une référence un peu tarabiscotée peut-être mais en grand fan des James Bond, je n’ai pu m’empêcher de voir une certaine forme de ressemblance. Au delà de ça, Tom Cruise n’est plus un produit star. C’est certes le héros du film mais pas seulement. Les autres personnages du film brillent souvent par leur présence comme Jeremy Renner que j’ai tendance à ne pas aimer et qui pour la seconde fois consécutive avec cette franchise réussi à me séduire. Sans parler d’Alec Baldwin, Simon Pegg pour la carte humoristique et même Rebecca Ferguson qui, derrière son charme mystérieux, n’est pas non plus sans rappeler quelque chose de très désuet, proche des James Bond des années 70-80.

L’histoire de Mission Impossible est suffisamment complexe dans ce nouveau volet pour nous réserver de bonnes surprises. Toutes ne sont pas nécessairement bonnes à prendre mais le résultat se fait ressentir. Le but était de faire un film d’action mais aussi un film de suspense et d’espionnage. Pour le coup, Mission Impossible parvient donc à renouer avec ce qui faisait aussi le charme de la série il y a des années de ça. Du début à la fin du film, on a donc l’impression de voir un épisode et non pas vraiment un film à part entière. La façon dont Christopher McQuarrie a décidé de tout faire est intelligent, minutieux, jusqu’à nous permettre aussi de retrouver un peu du Jack Reacher qu’il a réalisé et écrit avec Tom Cruise en tête d’affiche (et dont on attend toujours le second volet avec grande impatience). Tout ce film est fait dans le but d’émerveillé le spectateur sans jamais vouloir lui faire subir le film. On n’est donc pas dans beaucoup de blockbusters de cette année, à vouloir nous faire passer par le tiroir caisse et rien d’autre. Non, ici le désir est de renouer avec le pur divertissement intelligent qui ne veut pas nous abrutir de conneries en tout genre. Si Christopher McQuarrie n’a peut-être pas apporté de patte véritablement remarquable d’un point de vue visuel par rapport à ses prédécesseurs, cela reste un film brillant.

Note : 9/10. En bref, une belle réussite avec un Tom Cruise qui arrive à se faire voler la vedette par une Rebecca Ferguson aussi fascinante que mystérieuse.


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