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L'insuppportable Etat papa

Publié le 05 mai 2008 par Careagit
Dans son flux info du soir, LeFigaro.fr (entre autre) se fait échos d'une note publiée par le secrétariat d'Etat chargé de la Famille dont la responsable, Nadine Morano critique le jeux vidéo: GTA 4 (Grand Theft Auto 4). Ce nouvel opus de la très célèbre série vient en effet de sortir sur le marché français et, sauf cataclysme, il devrait être, comme ses prédécesseurs une bombe commerciale. Ce jeu se démarque de ce qui se vend par ailleurs par son objective violence physique tout autant que morale. Le but du jeu étant d'incarner un trafiquant de drogue ou un voleur de voiture, se procurer de l'argent, de la drogue.... bref, vous voyez le tableau.
Nous vivons tout de même dans un pays de dingue ne trouvez vous pas ? Pays dans lequel l'Etat montre du doigt les potentiels méfaits d'un jeu vidéo en se fendant d'un communiqué des plus sérieux, en "rappelant la nécessaire vigileance parentale en matière de jeux vidéos". De quoi se mêle Nadine Morano ? Ne sait-elle pas que ces jeux sont soumis à de multiples réglementations qui altertent les "gamers" ? Sait elle que l'Europe elle même fixe des spécificités d'âges et d'accès à certains jeux ? Nadine Morano a t-elle pris connaissance de la récente étude sociologique démontant chacun des "on dit" à propos des jeux vidéos, et de la dépendance qu'ils entraînent ? Nadine Monano compte elle alerter l'opinion à la sortie de chaque jeux ne véhiculant pas l'image de la famille ou de je ne sais quelle autre valeur morale prônée par son secrétariat d'Etat ? Nadine Morano s'est elle fendue d'un commentaire à propos de Seconde Life dans lequel le risque d'addiction y est largement supérieur ?
Non.
En revanche Nadine Morano a fait plaisir à ses électeurs de Famille de France en portant au sommet de l'Etat et à la connaissance de chacun les desideratas moraux d'une poignée.
Que le débat sur les risques hypothétiques ou réels des jeux vidéos demeurent je n'y vois aucun inconvénients. En revanche cela m'insupporte de ne pouvoir passer une journée sans sentir l'ombre de l'Etat français planer au dessus de mon épaule pour me conseiller que faire de ma vie.
Je n'ai jamais joué à ce jeu et je ne compte même pas me procurer celui-ci. En revanche, une chose est certaine... ce n'est pas Nadine Morano qui me dictera que faire de mes journées.

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