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Il faut sauver la soldate Chelsea #Manning #wikileaks

Publié le 19 août 2015 par Gédécé @lesechogaucho

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« Ancienne analyste du renseignement. Femme trans. Prisonnière. Mes tweets sont mes propres opinions. Fort Leavenworth, Kansas, USA « 

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On avait presque fini par l’oublier, tant le cas de Julian Assange a davantage monopolisé l’attention des médias à travers le monde. Son action et son sort sont en effet bien moins connus du grand public, surtout en France où, contrairement à bien d’autres pays ¹, il n’y a jamais eu de manifestations de soutien, ce que je trouve particulièrement injuste quand on connait son histoire.  Il faut dire que nos médias main stream n’ont pas beaucoup aidé, eux qui lui ont consacré bien peu d’articles. C’est pourtant grâce à elle (c’était encore lui au moment des faits) que WikiLeaks a connu son premier moment de notoriété grâce à la publication de documents militaires classifiés, pas moins de 260 000 câbles diplomatiques, ce qui lui a valu d’être condamnée le 21 août 2013 à trente-cinq ans de prison pour des motifs divers qui, mis bout à bout comme il est coutume aux États-Unis,  lui faisait encourir 136 ans de prison… Pour un lanceur d’alerte dont les révélations ont été si positives pour la paix dans le monde et la défense des droits humains, voilà qui est particulièrement cher payé, là où bien d ‘autres, véritables escrocs et criminels, sont quant à eux toujours en liberté…

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Elle vient de se rappeler à notre bon souvenir par le biais d’un tweet échappé de sa  prison militaire de Fort Leavenworth, dans le Kansas.  Ce simple fait, d’apparence banale, si minimaliste, est pourtant un progrès au regard de la défense des droits humains, et de la liberté d’expression. La création de son compte twitter lui permet en effet de s’exprimer par elle-même depuis le 3 avril 2015. Elle nous apprenait hier, comme m’en avait déjà préalablement informé le site Internet d’Europe 1,  qu’elle vient de faire l’objet d’une sanction de 21 jours de privation d’activités de loisirs. Celle qu’ Europe 1 (bien mal informée puisqu’il s’avère que l’autrefois Bradely Maning a été victime d’une manipulation par un hacker peu scrupuleux ²)  qualifie si péjorativement de  »  taupe de Wikileaks » a été reconnue coupable de « comportement désordonné » lors d’un repas, « manque de respect » à un gardien, détention d’objets interdits comme un tube de dentifrice périmé, des livres et des magazines. Le motif laisse pantois. Il me révolte. D’ailleurs, l’ensemble de cette histoire, que je ne connaissais pas avant d’écrire ce billet dans ses détails, m’indigne au plus haut point. Sa peine est totalement déconnectée de la réalité, et ne peut se justifier que par des motifs idéologiques, nationalistes, et donc stupides. La proportionnalité de la peine, sous l’angle juridique et moral, me semble en effet à mettre dans la balance d’une décision plus militaire que civile.

Un site de soutien, dans son pays, lui est entièrement consacré. Une pétition s’adressant à au président Obama pour demander sa grâce est visible ici. Moi, je cherche s’il existe un comité de soutien français. J’en serais volontiers.

¹ Selon sa fiche wiki, « Des manifestations de soutien à Bradley Manning ont eu lieu en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas, au Canada, en Australie et aux États-Unis (à Washington, à San Diego, à Cambridge/Boston, à Oakland…) »

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(source wiki)


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