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François Hollande : la dernière ligne à droite.

Publié le 20 août 2015 par Particommuniste34200

ou la dernière ligne qui déboîte …

D’après vous l’ inversement proportionnel de la courbe, il se la prend où??

Jouer avec les socialistes pour les futures élections serait suicidaire…

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Alors que le compte à rebours est désormais enclenché pour 2017, l’exécutif, qui fait aujourd’hui sa rentrée politique, n’a pas prévu de modifier sa feuille de route libérale. Les arbitrages budgétaires attendus en fin d’année pourraient ouvrir une nouvelle crise dans la majorité.

Une rentrée politique de plus… La quatrième depuis l’accession de François Hollande à l’Élysée, en mai 2012, sans qu’aucune remise en question des orientations ne soit envisagée par l’exécutif. L’envolée du chômage, 650 000 demandeurs supplémentaires depuis 2012, pas plus que celle de la dette publique, 2 089 milliards d’euros au premier trimestre 2015 (+ 4,5 % sur un an), ne semblent perturber la trajectoire libérale tracée contre vents et marées par François Hollande et Manuel Valls. Le tout accompagné d’une croissance nulle et de prévisions plus que modestes : + 1,5 % de PIB en 2016.

C’est dans ce contexte que se tient aujourd’hui le Conseil des ministres de rentrée, qui devrait, entre autres, entériner la démission du ministre du Travail, François Rebsamen, lequel retrouve son siège de maire de Dijon. Un départ symbolique, puisque c’est sur le front de l’emploi que le président de la République devait relever le défi : il s’agit de « faire diminuer le chômage suffisamment longtemps pour que ce soit suffisamment crédible », expliquait encore récemment le chef de l’État, allant jusqu’à conditionner une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2017 à sa capacité d’« inverser la courbe du chômage ». Plus grand monde n’y croit.

François Hollande peine à convaincre dans son propre camp

Surtout, c’est dans son propre camp que François Hollande peine, depuis plus d’un an, à convaincre. Si l’essentiel de son électorat se partage désormais entre mécontents et résignés, dans sa majorité, la victoire du congrès de Poitiers n’aura pas suffi à faire taire les contestations. Signe des bousculades internes qui perdurent, l’aile gauche organise ses propres journées, jeudi prochain, en marge de l’officielle université d’été du Parti socialiste, rituel politique planifié chaque année à la fin du mois d’août à La Rochelle. Avec, au menu des frondeurs, « les idées de la prochaine gauche ». Pour parachever le désordre ambiant, c’est Arnaud Montebourg, exclu du gouvernement depuis un an et prétendument éloigné de toute activité politique, qui devrait faire l’événement dès ce week-end en invitant à sa Fête de la rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), l’ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.

La crise des éleveurs et les questions migratoires, qui ont mis dès l’été le gouvernement en difficulté, pourraient n’être qu’une mise en bouche au regard des tensions qui se profilent. Avec, au premier rang, les orientations budgétaires qui seront présentées fin septembre et qui pourraient bien sonner la fin de la trêve à l’intérieur de la majorité.

En se soumettant aux injonctions libérales après avoir été élu par le peuple de gauche, en privilégiant la gestion à toute tentative, même modeste, de transformation, François Hollande semble aujourd’hui dans l’impasse. Ses partenaires habituels s’éloignent, et une énième débâcle aux élections régionales de décembre prochain est programmée. Jugé médiocre sur les questions environnementales, alors que s’ouvrira à ce moment la conférence mondiale sur les changements climatiques (COP21) à Paris, le bilan de François Hollande agit comme un repoussoir pour les écologistes qui ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne voulaient pas d’une union avec le PS au premier tour de cette échéance. Pas plus que le Front de gauche, opposé aux orientations économiques et sociales du gouvernement. Au sein même de la majorité, les frondeurs, légitimés sur cette question par la direction du PS, vont mener bataille pour tenter de réorienter les vingt milliards restants du pacte de croissance et de responsabilité vers l’investissement plutôt que d’accepter de nouveaux cadeaux fiscaux faits au patronat. « Majorité d’idées au BN du PS (bureau national –NDLR) pour réorienter le pacte de responsabilité dans le budget 2016. C’est un début, face au chômage de masse ! », se félicitait, fin juillet, le député socialiste et chef de file des contestataires à Poitiers, Christian Paul, sur son compte Twitter. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et les frondeurs pourraient définitivement faire figure d’idiots utiles du Hollandisme pour une partie de la gauche, s’ils n’obtenaient rien du bras de fer qui se profile. Dans ce contexte, il n’y aura rien d’étonnant à ce que 
l’explication que devra avoir François Hollande avec les Français en 2017 tourne en sa défaveur. Au profit de qui, si aucune alternative à gauche n’a su se construire d’ici là ? Agiter l’épouvantail du FN ne sera probablement plus de taille à masquer les échecs du gouvernement.



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