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DÉMENCE: Peut-on parler d'épidémie ? – The Lancet Neurology

Publié le 24 août 2015 par Santelog @santelog

DÉMENCE: Peut-on parler d'épidémie ? – The Lancet NeurologyLes différentes formes de démence, dont la maladie d’Alzheimer, retiennent l’attention croissante des gouvernements et des politiques, de précédentes données épidémiologiques ayant suggéré leur incidence et leur prévalence croissantes avec le vieillissement des populations. Mais, depuis ces dernières études, des changements sont intervenus, dans l’espérance de vie, les conditions de vie, et les résultats de santé. Cette méta-analyse de 5 études européenne nous propose une réévaluation de cette menace d’épidémie de démence : Avec une bonne nouvelle, ce concept pourrait ne pas être fondé en raison d’une stabilité des niveaux de démence, en dépit d’une population vieillissante. Conclusions dans le Lancet Neurology.

Pour résumer, comme la population âgée est en croissance, le nombre réel de personnes atteintes de démence va continuer à augmenter, mais peut-être pas les taux de démence.

Les chercheurs ont combiné et analysé les données de 5 études de cohortes récentes (2 au UK, une en Suède, une en Espagne et une aux Pays-Bas) ayant comparé les taux de démence des années 70 à 90 avec les taux estimés 7 ans plus tard, sur des échantillons variant, pour chaque étude, de 700 à 6.800 participants âgés de 55 à 70 ans au départ des études.

·   Si, quelle que soit l’étude (ou le pays), la prévalence de la démence double avec chaque tranche de 5 ans d’âge,

·   la prévalence globale de la démence mesurée, par exemple, au Royaume-Uni sur la période 2008-11 est de 22% inférieure à la prévalence telle qu’estimée sur la période 1990-93.

·   Soit, une prévalence pour les hommes et les femmes de 6,5% (plus récemment) vs 8,3% dans les années 90.

·   Les 4 autres études ne montrent pas de modification significative de prévalence globale de la démence, cependant, la prévalence de la démence chez les hommes en Espagne est elle-aussi réduite de 5,8% à 2,3%.

L’idée est que la démence, comme d’autres maladies chroniques ou liées au vieillissement pourrait, elle aussi connaître une diminution de sa prévalence, permise par les politiques de prévention et de promotion de la santé visant à réduire son risque et ses facteurs (par ex. les campagnes contre le tabagisme).

Des résultats qui ne doivent pas suggérer l’indifférence, la complaisance ou l’absence de surveillance, mais qui suggèrent que la démence pourrait aussi être endiguée par un ensemble de modifications de mode de vie. En particulier, l’arrêt du tabac, la pratique de l’exercice physique, le contrôle du poids, une alimentation équilibrée et une surveillance régulière de la tension artérielle.

Source:The Lancet: Neurology August 20 2015 DOI: 10.1016/S1474-4422(15)00092-7Dementia in western Europe: epidemiological evidence and implications for policy making

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