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Mimizan par el bigote

Publié le 24 août 2015 par Jeanmi64

"Il existe tout près de l'océan, un village, une église, Notre Dame des Dunes, des arènes où l'orchestre se place et existe sur près d'un sixième de ruedo.
Il faut y être avant 11 heures.
Avant que la messe dédiée à la Virgen del Rocío, n'invite les aficionados a Dios, a los toros à se recueillir.
Je reconnais ces instants magiques où écouter des paroles fortes sur l'amitié, sur la fête partagée, sur les rencontres simples et sincères nous porte à croire que l'on peut se retrouver.
Un prêtre, aussi curé, aussi ami au quotidien, un prêtre dont le sermon, l'homélie, s'écoute car l'entendre c'est communier avec une communauté qui va conduire la Vierge Marie du Rocío jusqu'à la capilla des arènes.
Juste à côté de l'autel, deux dames du groupe Takema nous chantent les larmes du cœur. Elles seront au repas des aficionados. Elles seront avec nous et à las cinco de la tarde, sans heurts, tous les amis, de Mimizan, de Dax, de près, de loin, viennent s'asseoir sur les bancs de pierre.
Les arènes  se remplissent de blanc, de rouge et d'autres couleurs, car à Mimizan l'autre est le bienvenu.
Au cartel, Curro Diaz, Juan Bautista et Tomas Campos.
En portée de mesure, les Toros de Jean-Pierre Darré, Camino de Santiago.
Les chevaux de pique du maestro Alain Bonijol et à l'arrastre aussi Yannick.
Le claquement métallique des jambes de fer des picadors dans les étriers.
Pour que la fête soit complète, six oreilles que les matadors auront à se partager.
Curro Diaz, en torero de salon à son second, Juan Bautista en maestro accompli et Tomas Campos, tout en douceur, de temple et d'engagement à son premier.
Les épées furent pour ces oreilles de sincérité parfaite.
Mimizan et son temple tauromachique initié il y a peu.
Peut-être comme Séville diront certains, mais assurément comme dans une plaza de Toros où votre voisin regarde ce que vous regardez.
Me reviennent les chants religieux du matin, les pasodoble de l'après-midi, les verres et le vin qui se boivent à l'apéritif et le pain qui se partage avec les mains.
"Dios te salve María
Del Rocío Señora
Luna, sol, norte y guia
Y pastora celestial..."
Tomas Campos allonge le bras, le toro le reconnaît et l'accompagne dans sa muleta.
Plus rien n'existe, l'arène se tait.
Je suis à regarder, un mouchoir blanc dans la main."
A R
Alias El Bigotes.

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