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James Robertson émeut l’Amérique par son histoire

Publié le 05 septembre 2015 par Lhommecontemporain @lhcontemporain
James Robertson émeut l’Amérique par son histoireA Detroit, James Robertson doit marcher 33 kilomètres par jour aller-retour pour se rendre au travail. Son histoire a ému le pays : plus de 280.000 dollars ont été collectés pour lui venir en aide.

Evan Leedy, un jeune étudiant, touché par un petit article de la presse de Detroit retraçant les trajets quotidiens harassants de cet homme de 56 ans pour se rendre à l'usine, a rassemblé pour lui 342 000 dollars depuis le 1er février.
Lancée sur le Web, la collecte, qui sera clôturée ce dimanche soir, avait comme objectif originel de rapporter quelque 5 000 euros pour une voiture. Elle a finalement mobilisé près de 13 000 donateurs suite à la couverture, dans le monde entier, de l'histoire de James, devenu en quelques jours un héros national.
Le " marcheur de Detroit " mettait six heures - soit douze heures aller-retour dont 33 kilomètres de marche et le reste en bus -, pour se rendre au travail depuis que sa Honda l'avait lâché, il y a dix ans. Cela impliquait, après être rentré la veille au milieu de la nuit, un départ à 8 heures du matin après un lever à 6 heures pour s'occuper des enfants. Puis, usine de 14 heures à 20 heures. Bref : deux heures de sommeil par jour.
" Si seulement mes parents pouvaient me voir "

Cerise sur le gâteau pour James Robertson, il s'est vu offrir vendredi une voiture par le constructeur Ford, et l'assurance de cette dernière par la compagnie AAA. Accompagné par son bienfaiteur Evan Leedy, il s'était rendu chez le concessionnaire dans l'idée d'y acheter une automobile, et avait été accueilli par un comité de soutien flanqué d'une rutilante Ford rouge flambant neuve. " Je ne l'aime pas, je l'adore ! " avait-il déclaré. Avant d'ajouter : " Si seulement mes parents pouvaient me voir. "
Pour le reste, James Robertson a gagné grâce aux dons l'équivalent de 30 ans de son salaire, et peut donc tranquillement partir à la retraite. Ce dont on doute, car le marcheur de Detroit ne s'était jamais plaint de ses conditions de vie.


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