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Le projet écologiste n’est pas en crise

Publié le 05 septembre 2015 par Blanchemanche
#COP21 #Ecologie #EELV
04 SEPTEMBRE 2015 |  PAR M SATOURI
Mounir Satouri, Jonathan Sorel et Emmanuelle Cosse
La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques aura lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015. L’objectif visé n’est rien de moins que de conclure un premier accord universel et contraignant sur le climat. Des centaines de chefs de d’Etats seront présents en France et 195 pays seront concernés par cette négociation. Inutile de développer plus le propos pour comprendre que la réussite de ce sommet va déterminer le visage du monde dans lequel nous vivrons demain. Néanmoins, ce futur accord international devra ensuite se traduire au sein de chaque pays. En France, les collectivités locales assurent 70% de l’investissement public. Ce chiffre révèle une réalité : l’accord sur le climat qui pourrait survenir en décembre prochain sera inapplicable sans une forte volonté politique des collectivités territoriales.Les prochains élus régionaux auront donc la lourde responsabilité de mettre la France sur la voie tracée par la COP21. Ainsi, le poids politique des écologistes conditionnera grandement l’issue de l’épisode incertain que nous traversons ainsi que notre capacité à cohabiter durablement avec le reste du monde vivant. Depuis des décennies, les écologistes constituent  la seule force politique indépendante des lobbyistes, qui apporte des solutions concrètes à la nécessaire protection de notre environnement.C’est pourquoi, les écologistes construisent chaque jour les conditions pour que les décisions politiques répondent aux 3 enjeux de notre temps : lutte contre le dérèglement climatique, préservation de la biodiversité et sauvegarde de la santé, du bien être de chacune et chacun d’entre nous. Cette nécessité impérieuse passe par l’obligation de réunir l’ensemble des forces de l’écologie politique et l’ensemble des forces associatives et citoyennes.Entre le Parti Socialiste qui cherche à imposer à ses militants une ligne de soutien inconditionnel au gouvernement et l’ensemble des composantes du Front de Gauche en perpétuelle recomposition, Europe Ecologie Les Verts, en Ile-de-France, a décidé d’affirmer l’indépendance de l’écologie politique.Tandis que les partis traditionnels de gauche traversent une crise existentielle les états-majors essayent de se sauver du naufrage idéologique en imaginant des alliances d’arithmétiques électorales. Certains vont jusqu’à rêver à un Syriza ou un Podemos à la Française. Ils font l’erreur de croire que ces mouvements Grecs et Espagnols sont le signe d’un second souffle de la gauche ou de l’extrême gauche en Europe. En réalité, ces mouvements sont surtout des cris citoyens pour plus de démocratie, pour que les élites fassent passer les intérêts des populations avant les intérêts des financiers et des grands groupes industriels. D’ailleurs, cette formidable envie de participer des citoyennes et citoyens a été tangible lors des élections municipales de 2014. Jamais l’intérêt pour un renouveau des responsables locaux n’a été aussi marquant.L’Europe des peuples n’est pas en crise, c’est l’Europe de la finance qui agonise. La Politique n’est pas en crise, ce sont les partis qui se discréditent. Le projet écologiste n’est pas en crise, ce sont les carrières de quelques trublions médiatiques qui se désagrègent.Cependant, il n’est plus temps de trouver des coupables aux crises que nous traversons mais de trouver des solutions radicales pour que notre quotidien s’améliore et pour que notre avenir s’éclaircisse. En Ile-de-France, ce sont les écologistes qui ont porté les mesures concrètes indispensables pour que l’institution remplisse son rôle d’accompagnement des initiatives citoyennes et d’amélioration du quotidien des franciliennes et des franciliens.Aides aux initiatives pour la préservation de la santé, aides aux initiatives pour protéger les terres agricoles et naturelles, aides aux initiatives pour améliorer l’habitat et l’accessibilité aux logements, aides aux initiatives pour que les biens communs (air, eau, terre) ne soient pas accaparés par des intérêts privés sont autant de mesures concrètes qui répondent aux aspirations des populations. Au delà des aides, ils ont également porté des dispositifs réglementaires pour limiter l’étalement urbain, pour améliorer les transports en commun, pour la rénovation des lycées et pour développer une économie responsable créatrice d’emplois durables.C’est pourquoi, EELV a ouvert les discussions avec tous les mouvements politiques écologistes pour continuer à porter avec pédagogie et enthousiasme un message environnementaliste et d’espérance. Ces élections régionales sont l’occasion de récréer des ponts aussi bien en direction d’autres partis écologistes que de personnalités, comme Yann Arthus-Bertrand, Pierre Rabhi, Pierre Radanne ou Nicolas Hulot, qui œuvrent chaque jour à faire évoluer les consciences. Mounir SATOURIDirecteur de Campagne d’Emmanuelle CossePour le Rassemblement Ecologiste et CitoyenElections Régionales 2015 – Île-de-Francehttp://blogs.mediapart.fr/blog/m-satouri/040915/le-projet-ecologiste-n-est-pas-en-crise

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