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Inventer la gestion de patrimoine « digitale »

Publié le 07 septembre 2015 par Patriceb @cestpasmonidee
BNP Paribas Si la banque de détail avance, tant bien que mal, dans sa transformation numérique, la gestion de patrimoine reste aujourd'hui à l'écart du mouvement. Consciente du besoin de changement, la division « Wealth Management » du groupe BNP Paribas lance une initiative originale en vue de préparer (enfin !) sa transition vers le XXIème siècle.
Le constat est quasiment universel : avec leur modèle historique fondé sur un conseil personnalisé, en face à face, les banques privées du monde entier ont une forte propension à ignorer l'émergence de nouvelles opportunités d'interactions avec leurs clients. Tout au plus leur proposent-elles des outils en ligne et mobiles de suivi de leur situation financière… Alors, profitant de l'aubaine, des acteurs innovants commencent à s'attaquer à leurs marchés, par exemple avec la gestion d'investissement automatisée.
Les risques de disruption deviennent désormais suffisamment sensibles pour que certains établissements entament une réflexion sérieuse sur leur avenir. C'est donc maintenant le cas de BNP Paribas, qui aborde la question en proposant un grand défi public – ouvert à tous mais dont les cibles principales sont les startups et les étudiants – destiné à faire éclore les idées qui permettront de dessiner la banque privée numérique de demain, au cours d'une journée de « remue-méninges ».
Business Challenge de BNP Paribas Wealth Management
Organisé dans les locaux de l'accélérateur Partech Shaker, l'événement se déroulera le 21 septembre prochain. Les participants auront alors carte blanche pour imaginer une nouvelle relation « digitale », plus fluide, plus proche… À l'issue de leurs travaux, les visions qu'ils auront produites seront présentées à un jury comprenant les plus hauts dirigeants de BNP Paribas Wealth Management (ainsi qu'un représentant de Partech Ventures). Les meilleures propositions seront récompensées par des bons d'achat.
Ironiquement, l'immaturité de la banque en matière de numérique se reflète à travers la multitude de petites maladresses que comportent les modalités pratiques de son challenge. Le choix du jour (un lundi !), la constitution des équipes imposée par les organisateurs, le flou caractérisant les objectifs fixés (quels livrables faudra-t-il produire ?), l'absence de description des critères de jugement, et même le formulaire d'inscription… sont autant de détails qui mettent en péril le succès de l'opération.
Naturellement, l'indulgence est de mise avec une première expérience (peut-être à l'échelle mondiale, d'ailleurs). D'autant que les organisateurs font preuve d'une humilité peu coutumière dans leur secteur, en faisant appel à des talents extérieurs afin de tenter de progresser. Cependant, quel que soit l'immobilisme interne, une approche plus « mélangée », impliquant aussi des collaborateurs, serait probablement plus appropriée pour appréhender un métier qui reste largement inconnu du commun des mortels…

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