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Fessenheim: pourquoi la centrale nucléaire pourrait ne jamais fermer

Publié le 08 septembre 2015 par Blanchemanche
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Le HuffPost  |  Par

Publication: 08/09/2015
CENTRALE FESSENHEIM
Fessenheim: pourquoi la centrale nucléaire pourrait ne jamais fermer | ©AFP


ECOLOGIE - Et si la centrale nucléaire de Fessenheim ne fermait jamais? Ce qui est sûr, c'est que François Hollande ne tiendra pas sa promesse faite pendant la campagne présidentielle de 2012. Page 28 de son fascicule présentant ses 60 engagements, le candidat socialiste assurait qu'il fermerait la plus vieille centrale française, sous-entendu, durant son premier mandat. A l'automne 2012, durant la première conférence environnementale qui avait enthousiasmé les écologistes, il avançait même la date de fin 2016.Mais trois ans plus tard, la donne a changé. Ségolène Royal a affirmé mardi 8 septembre que la fermeture de Fessenheim n'est pas attendue avant 2018. En clair, pas avant que François Hollande ne termine son premier quinquennat. Il n'en fallait pas plus pour que certaines personnalités, les responsables d'EELV, Jean-Luc Mélenchon ou les militants écologistes, pointent le risque d'un abandon de la mesure et d'un maintien de cette centrale.Voici les trois cas de figure dans lesquels l'hypothèse d'un renoncement total à la promesse de François Hollande est la plus crédible.
Si l'EPR de Flamanville n'entre jamais en service
La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim n'est pas inscrite telle quelle dans la loi. Le texte sur la transition énergétique adopté par le Parlement avant l'été se contente de plafonner le parc nucléaire français à 63,2 gigawatts, sa puissance actuelle. Cela signifie donc que la mise en service d'un nouveau réacteur devra s'accompagner de la fermeture d'un autre.À l'origine, l'EPR de Flamanville devait entrer en service en 2012 mais depuis le début de la construction de ce réacteur de troisième génération, EDF ne cesse de rencontrer des problèmes retardant régulièrement son ouverture. Le PDG de l'électricien, Jean-Bernard Lévy, s'est engagé sur une mise en service en 2018 (d'où la déclaration du jour de Ségolène Royal) mais cette date est déjà remise en cause par tous les opposants au projet qui doutent de sa viabilité. Emmanuelle Cosse en tête, ils demandent donc qu'on arrête de lier le sort de Fessenheim à celui de Flamanville, ce qui n'est pourtant pas à l'ordre du jour.
Si la droite revient au pouvoir en 2017
"Je n'ai pas l'intention de laisser sacrifier Fessenheim sur l'autel de la reconstruction de la majorité plurielle." C'est peu dire que Nicolas Sarkozy goûte peu la volonté de François Hollande de fermer la centrale nucléaire alsacienne. Sur le site, en mars 2015, le président de ce qui s'appelait encore l'UMP est venu dire qu'il s'opposerait autant qu'il le peut à cette décision et que bien entendu, le cas échéant il reviendrait sur ce choix."Fessenheim est aux normes de sécurité, elle est amortie, et gagne de l'argent, nous n'accepterons pas le fait accompli", avait-t-il lancé. Nicolas Sarkozy insistait sur le coût de la fermeture (qu'un rapport parlementaire a chiffré à 5 milliards d'euros, sans compter le démantèlement) et sur la question de l'emploi. "2000 emplois sont en jeu, et 800 personnes qui vivent à Fessenheim risquent de partir", estime Nicolas Sarkozy, là où les écologistes mettent au contraire en avant le vivier d'emploi que représente le démantèlement de la centrale.
Si EDF fait d'autres propositions
Ségolène Royal semble avoir acté que si un réacteur doit fermer, c'est à Fessenheim qu'il se trouve. Ce n'est pourtant pas ce qu'elle a toujours pensé et dit. "Cela pourrait être d'autres réacteurs que Fessenheim. J'ai une vision très pragmatique des choses, on regardera quelles sont les propositions d'EDF, en partenariat bien évidemment avec l'Etat", avait-elle déclaré en septembre 2014 au moment où un rapport parlementaire était publié pour remettre en cause l'opportunité de fermer cette centrale.La ministre de l'Ecologie mettait notamment en avant le fait que des investissements (plusieurs centaines de millions d'euros) ont été faits sur le site alsacien pour garantir sa sécurité. "Evidemment, ma préférence va vers la fermeture de réacteurs sur un site où il y a plus de deux réacteurs parce que ça évite la fermeture complète d'un site industriel", a-t-elle aussi déclaré. Fessenheim n'a que deux réacteurs, alors que Bugey (Ain) et Tricastin (Drôme) en ont quatre et Gravelines (Nord) six. Ces réacteurs ont été mis en service entre 1979 et 1981, soit deux ans après Fessenheim.
Il était temps de reconnaître que fermer #Fessenheim serait ruineux et injustifié. 5milliards. Voir mon rapport @RoyalSegolene— Hervé Mariton (@HerveMariton) 8 Septembre 2015
http://www.huffingtonpost.fr/2015/09/08/fessenheim-pourquoi-centrale-pourrait-jamais-fermer-royal-promesse-hollande-edf_n_8103508.html?ncid=tweetlnkfrhpmg00000001

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