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La conférence de presse du roi président glandouille

Publié le 20 septembre 2015 par Philippejandrok

Toute ressemblance historique ou avec des personnages ayant existé est purement fortuite et involontaire.

IV LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU ROI PRÉSIDENT

- Bon, Duroquet, on lui dit quoi à la presse maintenant, dit le président Glandouille, car avec cette histoire de témoignage, ça commence à chauffer dans la population. Les sites internet de Polonie et de Magyarie ne cessent de diffuser en boucle les exactions des migrants à leurs frontières, et c'est vrai, merde, ces gens, ils pourraient pas donner un peu l'exemple au lieu de s'exciter au nom de Dieu, et de laisser des montagnes d'ordures partout où ils passent ? C'est quoi ces migrants au juste que nous prétendons défendre, des sauvages sans aucune notion de civisme ? Regardez-moi ça, on se croirait dans un camp de Bédouins, de la merde partout, partout, partout... Putain, mais nous sommes la Perfidie... merde, putain, chiotte !

- Oui, Monsieur le Président, mais ils ne sont pas tous des porcs, il ya des gens très éduqués parmi eux... précisa Lebigleux.

- Oui, un sur quatre, mais regardez ce qui c'est passé cette nuit à Lutèce, ils ont brulé des palettes dans la rue pour se chauffer, on n'est pas dans le désert avec les chameaux à la belle étoile, c'est quoi ce bordel, à trois bornes du siège du gouvernement, il feront quoi ce soir, griller des merguez ?

- On va les déplacer, Monsieur le Président, je vous le promets, reprit Lebigleux.

- Oui, mettez-les dans les quartiers des classes moyennes, car si vous allez chez les riches, ils vont me faire chier, chez les pauvres, la révolution arrivera plus tôt que prévue, surtout depuis qu'ils savent qu'on a débloqué 500 millions de Kopeks et des logements pour les migrants et jamais rien pour eux. Les plus tolérants, on le sait bien, sont les classes moyennes, un vrai tampon, ces classes de cons ne comprendront jamais rien, c'est incroyable cette foi en l'espoir, enfin, c'est grâce à eux que nous sommes élus, ne les critiquons pas trop, on ne va pas leur retirer le dentier qui leur sert à manger, hein ? C'est drôle non ?

- Très subtil mon président, vraiment, très subtil... répondit Duroquet en applaudissant du bout des doigts. Vous avez raison, Monsieur le Président, il faut ménager les cons, ils peuvent toujours servir, répondit Duroquet.

- Bon, alors je dis quoi ce soir à la conférence de presse, parce que les Perfides, ils ont vu tout ça, c'est bien la peine de vous avoir le Bigleux, un ministre de l'intérieur pas foutu de filtrer les infos et de contrôler ce flux qui arrive dans toutes les grandes villes du royaume, non, mais vous imaginez un peu, si ces gens-là s'excitent, ils pourraient renverser le pouvoir, où alors la police va finir par tirer dans le tas pour faire le ménage.

- Monsieur le président, si j'avais plus de crédits, nous pourrions brider les modems, nous avons déjà augmenté le tarif des abonnements, et vous venez d'accorder une redevance sur l'internet, il faut y aller mollo, répondit le Bigleux, et puis vous aviez annoncé 20 000 migrants, il y en a 35 millions qui vont rappliquer, je fais comment moi ?

- Lebigleux, vous vous démerdez, je ne veux rien savoir.

- Monsieur le Président, la Perfidie à 70 millions d'habitants, imaginez la moitié de la population qui débarque, sans rien, les mains dans les poches et rien dedans, où allons nous les mettre, comment allons-nous les nourrir, les soigner. Vous avez fait des coupes partout, dans les hôpitaux, partout.

- Oh ça Lebigleux, je ne vous demande pas des statistiques démographiques, justes de faire votre boulot, pour la démographie on a une équipe qui s'occupe de berner la presse. Faites donc un appel à la solidarité nationale, faites pleurer les Perfides avec une photo, oui c'est ça, faites une photo avec un gosse, ça marche toujours ça, les gosses, ça fait pleurer dans les chaumières, c'est vendeur, hein Duroquet ?

- Absolument mon président. Monsieur le Président, dit Duroquet, souvenez-vous de l'agenda, tout est organisé depuis longue date, ne l'oubliez pas, c'est plus grand que vous, que moi, que quiconque, on y peut rien changer.

- C'est mon pays, tout de même... dit le président

- Pardonnez-moi, mais bientôt ce ne sera plus le pays de personne, répondit Duroquet

- Bon alors on dit quoi, merde à ces enculés de journalistes ?

- D'abord, Le droit fondamental à l'asile pour les persécutés politiques ne connaît aucune limite. Et cette règle s'applique également à ceux qui ont échappé à l'enfer de la guerre civile et qui cherchent refuge chez nous." (...) ensuite, on dit que les éventuelles frappes militaires en Barbarie sont liées à une adaptation qui relève du droit à la légitime défense puisque des menaces en particulier venant de la Barbarie et de la secte radicale de la Fiole concernent directement la sécurité de notre pays. En fait, on leur renvoie dans la gueule nos saloperies.

- Bon Duroquet, je sais que les perfides sont cons, mais à ce point...

- Monsieur le Président, des génocidaires ont dit un jour, " plus le mensonge est gros, plus ils y croient ", alors, mentez, lui dit le cynique Duroquet.

- Mentir, vous en avez de bonne, je crois n'avoir jamais dit la vérité dans le moindre discours, et puis, on fait quoi avec les 29 ?

- Les 29 quoi ? demanda Duroquet surpris.

- Les 29 syndicats internationaux qui rejoignent le président Baramin contre les terroristes ? Vous n'êtes pas au courant : " Nous sommes venus ici pour soutenir les ouvriers barbares et la Barbarie. Nous sommes persuadés que c'est au peuple barbare de décider de son présent et son avenir et personne d'autre de l'étranger n'a le droit de s'immiscer dans les affaires internes de ce pays " " Nous renouvelons notre soutien à ce pays barbare originel face aux crimes dont il est victime et au complot qui se trame conte lui[1] ".

- Tiens, cela m'avait échappé, dit Duroquet

- Eh bien, vous en faites un drôle de Premier ministre, lui répondit le président Glandouille. Au fait, c'est quoi cette conférence que vous avez donnée à Pailais pour les réfugiés subsahariens, et cette femme qui vous a coupé la parole...

- On la faite taire, pas d'inquiétude, nous avons une équipe d'infiltrés qui agissent très vite...

- Mais justement, c'est quoi cette gueule que vous avez faite, l'expression de vos yeux Duroquet, mais si vous aviez pu, vous l'auriez assassiné, tout le monde l'a vu à la télévision, il faut vous maitriser mon vieux, il faut accepter le dialogue, même s'il est contradictoire, il faut laisser au peuple l'illusion qu'il a encore son mot à dire, même si ce n'est pas vrai. On est plus en démocratie, mais en démocrachie, vous comprenez ? Et il faut vous soigner à la fin, baiser la ministre de l'Agriculture plus souvent, il paraît qu'elle a de gros pis, ça devrait vous calmer, des beaux nichons, ça calme toujours. Et franchement Lebigleux, 5 personnes pour la maitriser, était-ce bien nécessaire ? Et pourquoi une de vos salopes lui a mis la main sur la bouche pour l'empêcher de parler, le peuple a besoin de scandale, si vous étouffez tout mon vieux, c'est l'impopularité assurée, vous n'avez aucun humour, absolument aucun, cela doit changer. Les Perfides vont finir par se douter de quelque chose à force de leur faire croire que tout va bien.

- Mais, mon président...

- Oh ta gueule, faites ce qu'on vous dit et les vaches seront bien gardées, répondit le président.

- Heum ! Avez-vous lu ce témoignage du terroriste Perfide qui se bat aux côtés des Barbaresques, mon Président ? demanda Duroquet

- Non, et qu'est-ce que dit ce fils de pute ? demanda le président avec dédain.

- Il se plaint, dit Duroquet

- Il se plaint... de quoi ?

- Il se plaint que les Barbaresques sont très mal éduqués, mon président.

- Attendez un instant, vous êtes en train de me dire que cet assassin qui décapite les enfants, qui viole les femmes et les gamines, qui passe par les armes tout le monde et n'importe qui, se plaint de l'impolitesse de ses camarades ? demanda le président dubitatif.

- Oui Monsieur le président, mais en fait, il faut bien y voir le comportement de ces gens, d'après Omar Hussain, terroriste Albioniste de la Fiole, qui rédige sur son blogue que ses camarades psychopathes sont des "Barbaresques impolis" qui lui volent ses chaussures quand il dort, ou quand il est sous la tente, ils mangent salement et ils ne font pas la queue comme des gens civilisés. Oui mon président, c'est bien ce qu'il dit etj'imagine que vous allez me dire que ce type est un vrai con, d'ailleurs, il affirme que "les bonnes manières font l'homme" dit-il, " l'unification des tribus et des cultures va créer des tensions [...] les Barbares ont une culture unique, qui diffère beaucoup du style de vie Perfide ". Il affirme par exemple, que dans leur camp, " il n'y a pas de files d'attente pour aller à la cantine, on peut attendre son tour pendant une demi-heure, et puis un Barbare arrive, vous pousse et passe devant tout le monde[2] " sans même demander pardon, non, mais vous vous rendez compte, quel culot ?

- Attendez, cette espèce de connard égorgeur d'enfants se plaint de l'impolitesse de ses camarades, et on laisse rentrer ces gens chez nous ? Mais il s'attend à quoi cet enculé ?

- Je vous rappelle Monsieur le Président, dit Lebigleux, que vous les avez accueillis à bras ouverts.

- Oui, vous, répondit le ministre de l'Intérieur.

- Putain, mais qu'est-ce qui m'a pris ?

- Vous avez obéi aux ordres de l'Infamie, Monsieur le Président, dit Duroquet.

- C'est pas possible, je devais être en train de tringler la rombière du placard pour accepter une chose pareille, putain, quelle salope !

- Vous l'avez dit, Monsieur le Président... Quelle salope !

À SUIVRE...

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Philippe A. Jandrok

- Qui n'est pas journaliste, mais un illustre inconnu qui aime les mots et les histoires

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[1] http://reseauinternational.net/les-syndicats-de-29-pays-se-reunissent-a-damas-pour-soutenir-le-peuple-syrien/

[2] http://francais.rt.com/international/6974-chamailleries-chez-daesh--combattant


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