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Preservation du patrimoine : que fait l’etat ?

Publié le 24 septembre 2015 par Martine Denoune @mdenoune

PARADOXE : L’ARGENT PUBLIC EST GASPILLE ALORS QUE DE NOMBREUX MONUMENTS SOUFFRENT D’ UN MANQUE D ENTRETIEN FAUTE DE CREDITS ACCORDES AU MINISTERE DE LA CULTURE.

Photo de Versailles

Un angelot dans les jardins du Château de Versailles

12 millions de visiteurs, c’est la fréquentation enregistrée lors des journées du patrimoine 2015. Pour l’occasion, le Ministère de la Culture et les DRAC (direction régionale des affaires culturelles) avaient ouvert 17.000 sites au public. Avec une première remarquée pour la salle du Congrès de château de Versailles. Bravo pour cette initiative.

Déficit budgétaire sur fond de récession économique oblige, les fonds de l’Etat pour la préservation de nos chefs d’oeuvre s’inscrivent en baisse, comme je le signalais dans un récent article publié dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles et intitulé “SOS sauvons le Patrimoine”.

Jugez un peu: depuis 2012, la baisse des crédits de 128 millions d’euros de l’enveloppe de crédits du ministère de la Culture consacrée au patrimoine fait courir un risque supplémentaire d’entretien insuffisant sur de nombreux monuments.

ARGENT PUBLIC GASPILLE

Meudon, promenade
 De somptueux tilleuls à Meudon

Coup de gueule. Dans ces conditions, comment s’expliquer le gaspillage de l’argent public sur l’un des plus beaux sites de la région parisienne: l’avenue du Château à Meudon (Hauts de Seine)? La DRAC d’Ile-de-France prévoit d’abattre de somptueux tilleuls ornant cette allée royale, pour les remplacer par des plus jeunes. Situé entre Paris et Versailles, c’est un lieu de promenade favori pour les familles.

Si ce funeste projet est réellement mis en oeuvre, cela aura pour conséquence de détruire un site magnifique, refuge pour de nombreuses espèces animales et protecteur de la santé des habitants. Suivra alors la replantation de petits sujets. Mais il faut patienter au moins un siècle pour retrouver des allées monumentales, comparables à celles actuelles. Quel gâchis ! » me confie Georges Royer du CDAC (Comité de Défense de l’Avenue du Château). Soutenue par de nombreuses associations et de multiples scientifiques et chercheurs, cette association met tout en oeuvre pour sauver les alignements de tilleuls. Sans être écolo, je vous rappelle l’avertissement de Chateaubriand : « Partout où les arbres ont disparu, l’homme a été puni de son imprévoyance ». Réagissez à ce billet.


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