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Nouvelle technique de chirurgie prothétique du genou en Algérie

Publié le 29 septembre 2015 par Khaled Benokba

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La stratégie thérapeutique vis-à-vis d’un défect osseux en cas de révision de prothèse totale de genou reste une problématique majeure aux chirurgiens en Algérie surtout en absence des banques d’os. Cette perte de substance osseuse peut être la conséquence de la maladie originelle, du dessin de la première prothèse, du mécanisme de la défaillance de la prothèse, d’une erreur technique initiale.

Le service de chirurgie orthopédique au CHU Mohamed Lamine Debaghine de Bab El Oued (ex-Maillot) vient de réaliser un exploit remarquable, une reprise chirurgicale du genou de deux patientes avec un défect osseux important nécessitant des prothèses à charnière avec une reconstruction métaphysaire par des cônes en tantale de la marque Zimmer.

Cette intervention a été pratiquée par une équipe de chirurgiens algériens conduite par le professeur Rachid Benbakouche, chef de service en collaboration avec le chirurgien espagnol professeur Rodriguez chef de service de chirurgie orthopédique et traumatologique hôpital Sant Joan Reus à Tarragona.

L’association défect osseux-instabilité ligamentaire chez un sujet âgé indique une prothèse à charnière cimentée avec reconstruction qui doit procurer un appui résistant à la nouvelle prothèse et une transmission harmonieuse des forces à l’os.

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Le but de cette chirurgie lourde est de soulager les douleurs et de rétablir la fonction articulaire en résolvant le problème de faillite de la prothèse initiale.

Cônes en tantale

De tailles et longueurs variables, ils ont une forme conique adaptée aux métaphyses. Le tantale est un métal résistant, à l’élasticité comprise entre celle de l’os cortical et celle de l’os sous-chondral. Son coefficient de friction est élevé. Il existe des cônes tibiaux et fémoraux de formes variées.

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Leur porosité autorise leur réhabitation par l’os receveur et par la pénétration du ciment les solidarisant aux pièces prothétiques.

Il est à rappeler que ce type de pathologie nécessitait jusque-là le transfert des malades à l’étranger où sa prise en charge revient excessivement chère à la sécurité sociale.


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