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Yan Pei-Ming, musée des Beaux Arts de Dijon

Publié le 29 novembre 2015 par Doudonleblog

Yan Pei-Ming a offert une de ses peintures , « Le Rêve », au musée des Beaux Arts de Dijon. Elle rejoindra la partie du musée actuellement en travaux. J’ai assisté à un commentaire, dans le cadre de « l’oeuvre du mois ».

Jamais je n’étais restée aussi longtemps devant une oeuvre ! Une heure et demie! Assise sur mon tabouret de toile, j’écoutais l’aimable jeune femme qui faisait sa conférence sur Ming, et sur cette toile en particulier. Mais je ne quittais pas des yeux la peinture du « Rêve ».

MingRêve

Je suis entrée sans problème dans cette sorte de sous-bois sombre. J’ai marché sur le sol terreux ou pierreux et sur les feuilles mortes. J’ai longé les gros troncs d’arbres. Et j’ai atteint cette lueur, au fond, là-bas, qui m’attirait depuis le début. Une respiration claire, au centre du tableau, qui contraste avec l’atmosphère noire et angoissante du restant. J’ai écarté les masses puissantes et épaisses, résistantes et hostiles, pour me glisser tant bien que mal dans cette ouverture souriante, bleutée, fraîche et accueillante.

Pas de vraie figuration de forêt ni de frondaison, pourtant. Juste l’évidence d’un paysage. Quelque chose d’abstrait, mais qui évoque inévitablement une image de voûte végétale ou, peut-être de roches volcaniques, ou encore de caverne… On pense à un paysage bien romantique du XIXème siècle…Avec un beau clair-obscur!

Contrairement aux toiles que je connaissais de Ming, celle-ci n’est pas le résultat, apparemment, des larges gestes de peinture brossée. Elle est surtout faite de giclures, d’éclaboussures, et de matière. Et elle comprend un peu de couleur autre que le gris, le blanc et le noir. Pas le rouge de certains de ses portraits, ses « fausses propagandes chinoises »! Mais un superbe bleu!

extrait du

extrait du « Rêve » de Ming

En tout cas, j’ai retrouvé la force de l’artiste et son énergie. Et j’ai vu à nouveau sa maîtrise de la construction.

Le paysage que j’avais devant moi était évidemment un monde intérieur. Celui du peintre ou celui de qui vous voulez. Le mien, pourquoi pas! Le vôtre?

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