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#libe : la petite histoire sale de Luc, le si peu vaillant, sous prétexte d’abayana

Publié le 08 décembre 2015 par Gédécé @lesechogaucho
Abayasource : Pinterest

Sur un certain chroniqueur de Libé qui se croit autorisé à déverser sa noirceur intérieure sur une femme sous prétexte d’abayana…

A lire cette chronique de Luc Le Vaillant sur Libé, on se dit que le racisme décomplexé introduit par les Zemmour&Co s’est décidément particulièrement banalisé. Même plus besoin d’être d’extrême droite. Même plus besoin d’être un proto-fasciste. Même pas besoin d’être « journaliste » (sic) à à Valeurs actuelles… Il suffit juste d’être en position de visibilité médiatique dans n’importe quel journal, y compris celui-ci,  qui fut pourtant, autrefois (c’était pendant la pré-histoire) de gauche. Alors, on tente de comprendre un tel immondice jeté là en pâture aux voyeurs pour sustenter leurs bas instincts. Après le dégoût, l’écœurement, l’indignation, on essaie l’analyse. On recommence depuis le début, et donc on se renseigne sur ce qu’est une abaya, terme inconnu de moi il y a quelques minutes. Cela ressemble à ça (illustration de ce billet). Pas de quoi fouetter un hérétique… je trouve même cela plutôt joli, esthétiquement, et cela met en valeur la femme qui la porte, manifestement. Une tenue plutôt élégante. Mais cela, c’est sans compter sur l’inconscient, les fantasmes ou les cauchemars des bien-pensants mâles franchouillards qui se croient plus civilisés que d’autres…  Tout dans cet article dit le contraire. Aucune préoccupation féministe, qui devrait nous alerter sur l’érotisation excessive des corps quels qu’ils soient, jean ou abaya, et donc nous dispenser de ce genre de réflexions machistes et sexistes détestables, qui ne voient que culs, sexes, et seins là où il devrait y avoir un être humain, femme en l’occurrence, dont il serait intéressant éventuellement de connaître la réflexion, plutôt que de se perdre dans le dédale malodorant d’un inconscient empli de frustrations sexuelles manifestes et de peurs ancestrales ancrées dans un racisme identitaire incontestable. Et le journaliste à la plume admirable, au point que le grand journal Libé le monte en épingle au point de lui offrir une chronique, pousse l’étalage de ses vices (face à ce qui ne peut être que vertu tant qu’on n’a pas prouvé le contraire) jusqu’à prendre à témoin toute la rame de métro, qui forcément, égocentrisme et absence totale de remise en question du bien-fondé de ses préjugés  oblige, pense comme lui. Des dizaines de personnes autour de lui partagent ses sentiments, c’est évident. Tous les passagers  sont forcément crucifiés sur l’autel de la peur et de l’angoisse, écartelés entre attirance (forcément sexuelle, comprenez bien : il est hors de question que cette femme ait de l’esprit) et répulsion conforme à la doxa officielle matinée d’état d’urgence, de lutte contre le terrorisme et de contrôles policiers excessifs.

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Tant de violence verbale, de cruauté, de sexisme, de racisme, d’inélégance spirituelle, d’assurance confinant à la suffisance égo-centrée, certaine de sa supériorité,  devrait laisser sans voix.  On pourrait nous intimer de laisser cela dans l’ombre, de ne pas le partager, pour selon l’expression consacrée à faible valeur intellectuelle ajoutée, « ne pas lui faire de publicité ». Mais se soumettre à ce genre d’injonction paradoxale, quand on se veut antiraciste, c’est être complice de l’ennemi que l’on prétend combattre.  Not in my name.

nota bene : afin d’anticiper les habituelles saillies drôlatiques des bas du front tels qu’ils s’expriment par exemple ici, je tiens à préciser pour la énième fois que je ne suis pas au PS, ni au FDG, que je suis athée, et donc difficilement reprochable de collaboration avec l’islamo-fascisme comme ces gens là aiment à le jeter à la figure à leurs multiples opposants, et que je suis français, né en France, de parents français, et que donc je vous emmerde cordialement. Le nationalisme et le patriotisme sont pour moi des crétinismes, et je ne vois aucune raison purement factuelle d’inonder de la vision de sa noirceur une femme quelle qu’elle soit sous le seul prétexte de son habillement. Sans quoi on tombe dans le même fanatisme que l’on prétend combattre… Et pour clore le débat, préciser également qu’étant athée je suis très soucieux de respect de la laïcité, et que je ne projette donc pas quant à moi mes frustrations sexuelles et mes envies de domination sur une pauvre bonne sœur en cornette qui ne m’a rien demandé. C’est kif kif. En outre, on rappellera utilement que le concept de laïcité n’est pas un prétexte à défouloir raciste, et que la loi sur le voile ne s’applique pas en l’espèce. De plus, cette femme a le visage découvert, de l’aveu même du chroniquer dont il s’agit.  Et donc ? Point barre !

Post-scriptum : je trépigne déjà…  ;)  (on va rire…).

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P.s 2  (source)Capture;

P.s. 3 : et l’attendue réaction de l’éminent intellectuel humaniste qui sert de caution morale à ce journal ( on ne rit pas)  :

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Conclusion : vous êtes tous des abrutis qui n’avez rien compris. Moi y compris. Libé n’est pas concerné par cette polémique futile. Et Luc le Vaillant est un éminent sociologue certifié, injustement incompris… Voilà voilà… Circulez, y  a rien à voir. Le sens des responsabilités, cela s’appelle…


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