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Voir #MissFrance2016 et vomir…

Publié le 20 décembre 2015 par Gédécé @lesechogaucho

CaptureSexisme, machisme, misogynie, relents de patriotisme de comptoir, nationalisme débilitant, chauvinisme étriqué, humour médiocre et déplacé, réflexions en dessous de la ceinture, racisme même pas larvé (« les cheveux crépus, ce n’est plus à la mode !« ), tout ce que je déteste…  En regardant  passer hier soir des tweets avec le hashtag #MissFrance2016, qui provenaient de surcroit de gens dont l’avis politique était au demeurant fort respectable, je suis tombé des nues. Comment, se pensant intelligent(e), on pouvait tomber dans pareille bassesse humaine ? Comment ne pas devenir misanthrope en assistant à une telle dégradation de l’être humain ? Cette sorte de foire aux bestiaux, où l’on jauge la chair, sa couleur, son éclat, sa minceur, la blancheur des dents, les rondeurs de la croupe ou la taille des seins,  en se gaussant au passage d’un éventuel défaut de prononciation, d’une imparfaite diction, raillant les études ou la profession, quand on n’affiche pas purement et simplement son mépris total pour l’intelligence au profit exclusif  du seul attrait physique, souffrez, bande de beaufs abreuvés de sous-culture bolloresque qu’un tel spectacle  m’exaspère, m’insupporte et m’horripile. Vulgaire émanation d’une société de consommation outrancière qui considère les femmes comme un simple produit de consommation courante. je ne saurais cautionner cela sans me salir dans votre fange dont je n’ai déjà que trop écrit. Devant tant de médiocrité humaine, on ne risque pas d’être rassuré sur l’avenir du féminisme. Surtout quand il est si bien partagé et intégré sans le moindre recul par des femmes elles-mêmes… Navrant. Y a du boulot. Car même en ne faisant pas mon intello, même en ne parlant que de beauté, critère particulièrement subjectif, je trouverais à y redire.  Car je suis également catastrophé  par tant  de standardisation qui rétrécit le champ des possibles.  Cela nous oblige à considérer de manière obligatoire qu’une femme au physique d’adolescente, sans la moindre rondeur, ni le moindre défaut – qui ajoute parfois tant au charme – seraient constitutifs  des seuls canons acceptables. Si au moins ce spectacle offrait la magnifique diversité que l’on trouve dans la vie… Mais tel n’est pas le cas. De quoi continuer à diffuser une tyrannie de l’apparence qui ne peut que contribuer à nourrir les complexes des femmes. J’apprends que vous avez donc été 8 millions  de crétin(e)s  au cerveau ramolli à participer au mal-être de tant d’entre elles, qui se trouvent à tort, par tant de clichés véhiculés auquel vous contribuez,  à se considérer mal, de vilaine façon. Elles ont tort.  Je vous en veux. Not in my name.


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