Magazine Médias

POLITIQUE > Les promesses non tenues de Bernard Tapie

Publié le 21 décembre 2015 par Fab @fabrice_gil
L’homme d’affaires Bernard Tapie a "décidé de revenir en politique", alors qu’il avait dit "plus jamais". Retour sur ses nombreuses promesses… non tenues.

POLITIQUE alt= Les promesses non tenues de Bernard Tapie" /> Les promesses non tenues de Bernard Tapie" border="0" title="POLITIQUE > Les promesses non tenues de Bernard Tapie" />

Photo ©Toni Camiti Production

Dans une interview au Journal du dimanche (JDD), le 20 décembre, l’ancien ministre de la Ville de François Mitterrand, qui fut aussi député des Bouches-du-Rhône, explique que le résultat des régionales est "incontestablement un signal d’alarme qui doit alerter tous ceux qui ont l’envie et la compétence d’apporter des réponses aux problèmes du pays.Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994, quand je l’avais ramené, comme je l’avais promis, à 10% des voix. C’est toujours faisable à condition d’adopter les bonnes méthodes". Ce retour est-il destiné à faire diversion, alors que l’homme vient d’être condamné à rembourser les 404 millions d’euros censés solder son litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas ? Ce qui est sûr, Bernard Tapie avait juré qu’il ne referait plus jamais de politique.Août 1996 - Bernard Tapie est à la fois député radical de gauche des Bouches-du-Rhône et député européen. Dans un entretien au journal Libération, l’élu explique qu’il va démissionner de son mandat national. Non pas, assure-t-il, à cause de l’affaire VA-OM, mais parce que l’acteur de cinéma qu’il est devenu, ne veut être "d’aucun parti (…) Je ne ferai plus jamais de politique. J’ai compris. En France, on ne peut pas faire de politique tout seul. Le système est binaire. Il faut être soit sous la tutelle et l’accord de l’UDF et du RPR, soit sous la tutelle et l’accord des socialistes. Il est impossible d’échapper à cette règle". Dix-neuf après, Bernard Tapie revient donc sur sa promesse de ne plus « jamais» faire de politique. Allez comprendre.

"Adidas, c’est l’affaire de ma vie" - En 1990, le Groupe Bernard Tapie se porte acquéreur de la société Adidas. Ce n’est pas la première fois que l’homme d’affaires reprend une entreprise en difficulté. Il s’est même fait une spécialité dans ce domaine. Terraillon, Look, La Vie claire, Testut, Wonder, Donnay… la liste est longue de ces sociétés rachetées pour un franc symbolique et revendues à bon prix quelques années plus tard. Mais, avec Adidas, ce ne sera pas pareil, promet l’homme d’affaires, parce que, dit-il "Adidas, c’est l’affaire de ma vie". Adidas sera pourtant revendu à l’industriel Robert Louis-Dreyfus en 1993. Une "affaire" non terminée plus de vingt ans plus tard.
"J’ai ramené le FN à 10 % des voix" - Aujourd’hui comme hier, Bernard Tapie se targue d’avoir fait reculer le Front national. La réalité est beaucoup plus nuancée. Il est exact qu’aux élections européennes de 1994, le FN, emmené par Jean-Marie Le Pen a obtenu 10,52 % des voix, et les Radicaux de gauche, avec l’homme en tête de liste, 12,03 %. Pour autant, peut-il se présenter comme le meilleur rempart contre le FN ? Les scores très élevés du parti d’extrême droite, en particulier en région Paca, montrent que "l’effet Tapie", s’il existe, aura été très éphémère.
Bientôt 73 ans, l’homme d’affaires peut-il encore renaître de ses cendres ? Il semble que le "rêve" est dépassé. Qui peut croire encore aux promesses de celui qui a été chanteur, animateur de télévision, acteur, chef d’entreprise, homme politique… sans jamais vraiment convaincre dans aucun de ses nombreux rôles ? FG

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Fab 4306 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines