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Pêche à La Rochelle : un plan B pour les chalutiers

Publié le 19 janvier 2016 par Blanchemanche
#LaRochelle #Peche
Publiéle 18/01/2016  par Philippe Baroux

Le Syndicat mixte est candidat au rachat des parts coopératives de cinq navires. Pour garantir les débarquements à La Rochelle et la variété des apports

Pêche à La Rochelle : un plan B pour les chalutiers"Le Challenger" est l'un des cinq navires qui intéressent le Syndicat mixte du port de pêche.©PASCAL COUILLAUD
C'est une première dans l'histoire de la pêche rochelaise depuis le transfert du port à Chef-de-Baie en 1995. Le gestionnaire de l'encan, en l'occurrence le Syndicat mixte de Chef-de-Baie, dont la Chambre de commerce et la Communauté d'agglomération sont actionnaires, est candidat à la prise de participation au capital de navires de pêche.Jeudi dernier, le conseil syndical a mandaté le directeur du syndicat mixte pour qu'il propose à Atlantic 17 le rachat des parts que cette coopérative d'armement détient dans cinq navires.

Cinq navires

Le contexte est favorable. Confronté à de sérieuses difficultés financières, l'armement coopératif vend ses participations dans les navires dont il partage la copropriété (majoritaire ou minoritaire) avec les patrons de pêche. Ainsi vient-il de se dégager de deux bateaux du large, le « Lutin des Mers » et le « Sourire de l'Île ». Un compromis est aussi signé pour un troisième navire, l'« Aditi », qui est encore à quai à La Rochelle, à l'inverse des deux autres rachetés par des Bretons.Pour le Syndicat mixte, garant de la diversité des apports pour les mareyeurs qu'il héberge sur la plateforme de Chef-de-Baie, le départ de ces navires est un mauvais coup (lire nos éditions du 23 décembre et 7 janvier derniers), tout comme la menace du départ de l'« Aditi ». La variété des espèces pêchées par ces unités fera défaut. D'où la candidature au rachat, pour stopper l'hémorragie. Il s'agirait ainsi de garantir le maintien à La Rochelle des derniers chalutiers de haute mer, et ce qu'il reste de variété d'espèces débarquées, hors petits navires côtiers.Ainsi, le Syndicat mixte vise l'« Aditi », dont la vente n'est pas définitivement formalisée, mais aussi le « Challenger », l'« Omerta », le « Malauric » et « L'Enfant terrible ».

100 à 150 tonnes

L'« Aditi », qui ne trouve pas de patron ni d'équipage depuis un an, est immobilisé à quai. Les trois autres navires sont opérationnels. L'« Omerta », le « Challenger » et le « Malauric » sont des chalutiers qui travaillent dans le golfe de Gascogne sans cibler d'espèce en particulier, si ce n'est la seiche et l'encornet pour laquelle ils embarquent des chaluts spécifiques lorsqu'arrive la saison de pêche des céphalopodes. Chaque année, ils débarquent chacun entre 100 et 150 tonnes de poisson. Patronnés et armés par des marins vendéens, l'« Omerta » et le « Challenger » débarquent en base avancée aux Sables-d'Olonne. Le frais est ensuite acheminé par camion jusqu'à la criée de La Rochelle où il est vendu.Dans son projet d'origine, l'armement Atlantic 17 a monté des demandes de crédits adressées au Crédit maritime pour aider les patrons à racheter les parts coopératives, Atlantic 17 comptant conserver 20 % maximum des parts de ces navires. La demande du Syndicat mixte, qui devait être adressée par courrier en fin de semaine dernière à la direction d'Atlantic 17, pourrait peut-être infléchir cette logique. Cependant, la vente de deux navires à des Bretons et leur départ de La Rochelle accentuaient l'an dernier le climat d'incompréhension entre les deux organismes. Il reste à attendre de voir quelle logique l'emportera.http://www.sudouest.fr/2016/01/18/acheteur-de-chalutiers-2246092-1391.php

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