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Il n’est pas nécessaire d’attendre une date précise pour ...

Publié le 19 janvier 2016 par Daniel Leprecheur

Il n’est pas nécessaire d’attendre une date précise pour se souvenir de ceux que l’on aime, mais l’Eglise a souhaité marquer son attachement à la prière pour les défunts par deux fêtes qui prennent place dans son calendrier annuel.

Pour les croyants, c’est une façon de n’oublier personne dans sa prière et « de relier le monde visible et le monde invisible ».

Les deux premiers jours du mois de novembre sont donc associés à la mémoire des morts. Finalement, l’Eglise célèbre deux fêtes qui s’éclairent et se complètent.

Croyant ou non, elles sont l’occasion de partager son deuil et offrent un temps de réflexion. Elles permettent de faire un travail de mémoire et de poursuivre ou de renouer des liens invisibles avec ceux qui nous ont quitté. Au sein du calendrier, les morts trouvent une place dans nos vies.

La Toussaint et l’église

Le 1er novembre est la fête de la Toussaint, c’est-à-dire la fête de tous les hommes et femmes morts, « mais dont la vie est une lumière pour les autres. Le saint est celui qui à travers toute son existence fait vivre son semblable en étant attentif au désir de Dieu. Il devient serviteur de sa joie, compagnon de sa peine. »

« De telles femmes et de tels hommes ont peuplé et peuplent encore notre planète.»

Ils peuvent être de toutes les confessions de foi. Voilà pourquoi ce jour de fête est aussi une invitation à l’unité.

A nous tous, nous représentons tous les visages possibles : nous sommes des hommes et des femmes de tous âges, de divers milieux et options politiques et nous avons des histoires et des origines diverses.

Dans chaque pays, chaque peuple et chaque contrée de la planète, dans chaque forme de pensée et dans chaque art de vivre se trouve une magnifique union autour du décès d’un proche. Cela est peut être bien le trésor commun de l’humanité et le gage d’une possible unité.

Selon l’église, la fête chrétienne de la Toussaint atteste que les morts, purifiés de leurs fautes, sont bien vivants, heureux de participer à la gloire divine, et toujours prêts à nous aider. Comme le souligne le père Beauvois :

« Croyez-moi, ce sont les morts qui mènent les vivants. Nous croyons nous conduire seuls, et en réalité, nous sommes menés par toute cette foule d’intercesseurs et d’amis que nous avons au ciel. Ce sont eux, en effet, qui contemplent la face du Père. Ils sont plus vivants que nous ! »

Le 2 novembre et le catholicisme

Le lendemain, l’Eglise célèbre la commémoration de tous les fidèles défunts, c’est-à-dire de toutes les autres personnes défuntes qui, elles aussi « appelées à la sainteté », ont cependant besoin des prières de ses partisans pour accueillir pleinement la lumière.

C’est souvent à cette occasion que l’on vient au cimetière fleurir leurs tombes.

Venir au cimetière en mémoire des morts, qu’ils soient membres de nos familles, amis ou même inconnus, est un acte important. C’est peut-être aussi l’occasion de réfléchir à notre propre mort.

Selon l’Église, trop de fausses valeurs et de fausses urgences nous cachent le véritable sens de la mort. Nous sommes happés par son côté tragique et irrémédiable et sommes incapables de voir au-delà.

Dans la fête païenne d’Halloween, est proposé, par l’ambiance et les déguisements, d’imiter le monde de l’au-delà et des défunts : leurs fantômes viennent chez nous pour nous faire peur et nous emmener dans leur monde de ténèbres et d’horreur.

C’est une des façons qu’a trouvé l’homme contemporain pour apprivoiser la mort inconnue et cet au-delà tant redouté.

À l’inverse, dans le regard que l’Eglise propose de porter sur la mort, il n’y a rien de morbide, rien de terrible ou de repoussant :

« Ah ! Si la mort mûrissait dans nos âmes comme elle mûrit dans nos corps, nous irions vers elle comme une fleur s’épanouit à la lumière. »

À la réflexion, peut-être que la mort devrait en tout cas nous presser de donner à chaque instant de notre vie une valeur et une intensité plus grandes.

Or, ce qui est vrai pour le prêtre à cet instant, l’est finalement peut-être également pour chacun de nous, en toutes circonstances de notre vie.

Ce repas en famille, ce pardon, ce sourire, cette rencontre, cette lecture, comme si c’était la première fois, la dernière fois, l’unique fois !

En conclusion

Quel que soit vos convictions (toutes croyances confondues, athée, déiste etc…) la mort révèle souvent une union, un pardon.

Nul besoin d’être catholique pour penser à nos morts, ou pour même parfois, leur parler. Chacun doit s’approprier ces fêtes de la manière dont il l’entend.

Même si ces fêtes sont de traditions catholiques, elles n’en demeurent pas moins universelles dans l’intention qu’elles suggèrent : la pensée vers ceux qui nous ont quitté.


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