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L'hebdo athlétique

Publié le 04 février 2016 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! Mais qui pourra stopper la tornade Djokovic? C'est sûrement la question que se posent Nadal, Federer, Murray et tous les meilleurs joueurs du circuit après le nouveau triomphe du numéro 1 mondial à l'Open d'Australie.
A Melbourne, le Serbe a récité son meilleur tennis, dégoutant un à un ses adversaires qui n'ont pu que constater les dégâts.
Le premier a en avoir fait les frais est Gilles Simon. En huitième de finale, le Français a tout tenté, amenant "Nole" au cinquième set (6-3, 6-7, 6-4, 4-6, 6-3 en 4h32), chose rare ces derniers mois. Malgré un intense combat, il n'a cependant pas pu faire plier Djokovic qui a dû jouer son meilleur tennis pour l'emporter.
Si le quart de finale contre le Japonais [Nishikori fut une formalité (6-3, 6-2, 6-4), la rencontre avec Federer au tour suivant a donné à peine plus de fil à retordre au Serbe, pourtant habitué aux joutes intenses contre l'ancien numéro 1 mondial.
Malgré un troisième set dominé par le Suisse, Djokovic a encore une fois été impressionnant de maîtrise, développant un jeu proche de la perfection lors des deux premiers set. Sa performance a complètement anéanti Federer, impuissant face aux fulgurantes de son adversaire qui l'a emporté (6-1, 6-2, 3-6, 6-3) sans même puiser trop loin dans ses réserves comme il l'avait fait contre Simon.
Même tarif en finale pour Andy Murray, battu lui aussi en quatre sets.

Chez les femmes, Angélique Kerber a créé une énorme sensation. L'Allemande a battu la numéro 1 mondial Serena Williams (6-4, 3-6, 6-4) en finale de l'open d'Australie et s'offre à cette occasion son premier titre en grand chelem.
Jusqu’à la finale, tout avait pourtant fonctionné parfaitement pour l'Américaine. Elle avait emporté tout ses matchs en deux sets secs avec une facilité déconcertante. Elle avait dominé facilement des adversaires aussi redoutables que Margarita Gasparyan (6-2, 6-1), Maria Sharapova (6-4, 6-1) et Agnieszka Radwanska (6-0, 6-4) tandis que son adversaire s'était défaite de sa compatriote Annika Beck (6-4, 6-0), Victoria Azarenka (6-3, 7-5) et Johanna Konta (7-5, 6-2).
Pourtant rien n'a fonctionné pour l'Américaine dans la manche cruciale. L'Allemande, agressive et imprévisible, a fait souffrir le martyr à la numéro 1 mondial, gênée par la patte gauche de son adversaire. Les deux premiers sets, d'une intensité rarement vue depuis que Serena domine le circuit, on renvoyé les deux joueuses dos à dos, il était alors impossible de faire un pronostic sur l'issue de la rencontre. La décision s'est faite dans un sixième jeu interminable, lorsque Serena cède devant les amorties de son adversaire surprenante jusqu'au bout.
Cette victoire permet à Angélique Kerber de monter au 2e rang WTA, le meilleur classement de sa carrière.

Pas de Premier League cette semaine mais des matchs de Cup dans lesquels les favoris (Arsenal, Manchester United et City, Chelsea, Tottenham...) se sont qualifiés sans problème. Les autres championnats européens eux se déroulaient normalement, en voici les résumés.

Allemagne

Le Bayern Munich est imperturbable. Alors que la direction du club a confirmé que l'entraîneur pep Guardiola quitterait ses fonctions à la fin de la saison, les joueurs continuent d'engranger les victoires. Cette semaine la victime se nomme Hoffenheim, balayé 2-0 par les Bavarois. Derrière le Borussia Dortmund reste à 8 points après son succès face à Ingolstadt grâce à un doublé du buteur maison Aubameyang. Dans la bataille pour la 3e place, le Bayer leverkusen se replace après son succès contre Hanovre (3-0) contrairement au Herta Berlin qui ne gagne plus (3-3 à Brême) depuis qu'il est monté sur le podium. Ça profite à Schalke qui a retrouvé la victoire à Darmstadt (2-0) et surtout à Mayence qui réalise la bonne opération de la journée en battant le Borussia M'gladbsch, son concurrent direct pour l'Europe.

Espagne

Dans le choc de la 22e journée, Barcelone l'a emporté face à l'Atletico Madrid (2-1) et creuse l'écart en tête de Liga. Les Blaugranas comptent désormais trois points d'avance sur leur victime du soir alors qu'ils ont encore un match en retard à disputer. A l'affût, le Real Madrid continue son carton plein à domicile en battant Barcelone (6-0) notamment grâce à un triplé de Cristiano Ronaldo et Villareal s'accroche à la quatrième place grâce à sa victoire contre Grenade (1-0). De son côté le Celta Vigo marque le pas à Las Palmas (2-1) et voit l'Athletic Bilbao lui passer devant suite à sa victoire à Getafe (0-1)

France

Si la Ligue 1 n'est pas le meilleur championnat européen, il est sans doute le plus imprévisible. Journée après journée, excepté le PSG, les équipes censées être les grosses écuries du championnat brillent par leur irrégularité et parviennent à peine à s'élever dans la première partie du classement. Monaco a ainsi perdu lourdement contre Angers (3-0), Lyon s'est également incliné à Bastia (1-0) tandis que Marseille ne gagne toujours pas à domicile (1-1 contre Lille). Dans le "choc" qui opposait Caen à Nice, ce sont les Normands qui l'ont emporté (2-0) alors que Montpellier et Bordeaux signent les cartons du week-end en s'imposant 4-0 contre respectivement Ajaccio et Rennes. Enfin Paris a gagné contre Saint-Étienne (2-0). La routine.

Italie

C'est une bataille a deux qui s'annonce en série A. La Juventus et Naples s'affirment au gré de leurs victoires comme les deux grandissimes favoris. Cette semaine, les "Bianconeri" et les "Azzurri" se sont tous deux imposés, respectivement 4-0 contre le Chievo Vérone et 5-1 contre Empoli. Derrière, les prétendus opposants commencent à lâcher prise. L'Inter Milan s'est ainsi lourdement incliné dans le derby face au Milan AC (3-0), une défaite qui laissera des traces chez les hommes de Roberto Mancini. La Fiorentina perd également du terrain avec une nouvelle contre performance, contre le Genoa (0-0). Enfin l'As Roma se reprend quelque peu avec sa victoire contre Fronsinone (3-1) qui replace le club de la Louve dans la course au podium. Résultat décevant pour l’équipe de France de handball aux championnats d'Europe qui se déroulaient en Pologne. Défaite dès les poules, la France a n'a pas vu les demi-finales et n'a donc pas pu défendre ses chances. Après un début de première phase mitigé, la défaite contre la Norvège (29-24) a sonné le glas des ambitions tricolores. La France s'est ensuite rattrapée dans les matchs de classement pour terminer 5e après une victoire sur le Danemark (29-26) mais il faudra faire bien mieux pour accrocher le titre Olympique a Rio.

Ainsi cette contre performance profite à l'Allemagne qui remonte sur le toit de l'Europe douze ans après son dernier sacre. En finale, les Teutons ont dominé le grand favori espagnol (24-17) et prennent une revanche sur l'histoire, eux qui n'étaient même pas qualifiés pour l'édition de 2014. Contrairement à la demi-finale complètement folle face (34-33 après prolongation) les Allemands ont bâtit leur succès final sur une défense de fer. Ce mur quasiment infranchissable a rendu fou les Espagnols, incapables de trouver des solutions pour inquiéter leur bourreau. Derrière la défense, le meilleur gardien de la compétition Andreas Wolff a pris une grande part dans la victoire des siens (16 arrêts). Déjouant tous les pronostiques, l'Allemagne succède à la France au palmarès de l'Euro et s'offre un billet pour les Jeux Olympiques de Rio. Décidément une bien belle semaine pour le sport allemand.

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