Magazine Cinéma

[CRITIQUE] Deadpool

Par Evilredfielduniverse

FICHE TECHdeadpool

Par RenoZeCut

Synopsis :

Deadpool, est l’anti-héros le plus atypique de l’univers Marvel. A l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie. Ryan Reynolds l’avait rêvé, Ryan Reynolds l’a fait ! Qu’on se le dise tout de suite, Deadpool rempli ses promesses mais ne révolutionne rien. Mais qu’on se le dise aussi, on s’en tamponne parce que ce film est jouissif à s’en palucher avec une licorne en peluche ! (sic)

Reynolds est l’un des seuls avec Chris Evans (la Torche des 4 fantastiques et Captain America) à avoir interprété deux super-héros à l’écran : Deadpool dans le très mauvais X-Men Origins : Wolverine et Green Lantern dans le (aussi) très mauvais… Green Lantern. Ça fait deux merdes au derche pour le même acteur (si on voulait se la raconter un peu, on pourrait dire que Ben Affleck a lui aussi prêté son menton en forme de fesses à deux super-héros et non des moindres : Batman, dans Batman Vs Superman : l’aube de la justice qui aurait pu aussi bien s’appeler Batman Returns 2 ou Man of Steel 2 et Superman, dans le Hollywoodland, mais c’est plus à Georges Reeves, acteur de l’époque qui jouait dans la série Superman, qu’au héros en lui-même qu’Affleck prête ses traits. Ou encore Nicolas Cage dans Ghost Rider et Kick-Ass… Bref, refermons cette longue parenthèse).

DEADPOOL

Quoiqu’il en soit, Reynolds, en tant que fan de Deadpool depuis l’adolescence (Deadpool a été crée en 1991) en avait gros sur la patate. La solution pour ne pas s’en reprendre sans lubrifiant ? Produire le film ! C’est ce qu’il a fait et ma foi, il a bien fait !
On retrouve ici un Deadpool irrévérencieux, blagueur invétéré, obsédé, grossier, et qui s’amuse à tuer des gens de la manière la plus fun possible. Toutefois, Deadpool version Reynolds est beaucoup plus sympa et lisse que sa version papier. Le Deadpool comics est un vrai psychopathe encore plus ravagé du bulbe et de la tronche. Prenons par exemple sa « coloc » Al, une vieille aveugle avec laquelle il vit dans le film et dans le comics. Bien qu’odieux avec elle, et ne la ménageant pas (il ne manque pas de lui lâcher un bon pet au visage), la version comics en réalité la séquestre.

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Mais au final, on s’en fout un peu tant le film est jouissif. Reynolds se lâche à travers son alter-ego et règle ses comptes avec les studios, se moque des X-men et fait même référence à Stewart et McAvoy en tant que Pr Xavier. C’est le principe du 4eme mur. Tu pourras lire partout « le 4ème mur » et même Deadpool y fait référence dans le film. A l’instar de la BD, Deadpool a conscience d’être dans un film. Dans la BD, il a conscience d’être dans une BD. Quand il parle donc de 4ème mur, c’est toi spectateur. Nous sommes plusieurs fois mis à contribution dans le film, Deadpool n’hésitant pas à nous parler directement face caméra.

C’est donc régulièrement au cours de sa quête de vengeance assez banale finalement que nous sommes pris à parti, dynamisant considérablement un scénario peu original. Mais on s’en fout, Deadpool est tellement drôle (pas une minute sans vannes), bourrin et trash, qu’on le suivrait pendant des heures faire ses galipettes et exploser des tronches. Bien que le film ne bénéficie pas d’un budget classique pour un film Marvel et cela se ressent (Reynolds a déclaré avec le même humour que son super-héros que le budget du film était celui attribué au budget cocaïne sur d’autres blockbuster), Deadpool ne s’en sort donc pas si mal, et ce dès le générique d’intro qui donne le ton entre la violence et l’humour (et que je ne spoilerai pas ici pour votre plus grand plaisir) et nous tient grâce aux dialogues extrêmement bien menés, vanne après vanne, référence après référence (X-men, Hugh Jackman, Gandalf, Hollywood, j’en passe, même Ryan Reynolds se fait vanner par Deadpool !)

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Conclusion : Le film n’a donc pas grand-chose de nouveau en terme de réalisation (Tim Miller réalise ici son premier long métrage mais franchement, il s’en sort bien mieux qu’un Kenneth Brannagh aux commandes de Thor par exemple) ou de scénario (un des scénariste a écrit Zombieland et l’autre l’a produit mais ils s’en sortent mieux que les scénaristes aux commandes de Thor par exemple) mais l’humour sans concession est tellement bon qu’on lui pardonnerait tout. Et puis, c’est un nouveau super-héros loin de tous les autres qu’il faut introduire et à ce niveau, le boulot est fait ! Deadpool est là pour te divertir, te faire triper, et au moins, il remplit le marché !

4sur10


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