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Un film qui, selon boutin, ne mérite pas billot étique !

Publié le 15 février 2016 par Fabianus
UN FILM QUI, SELON BOUTIN, NE MÉRITE PAS BILLOT ÉTIQUE !
Le premier long métrage de Marc Hélezespris  est un heureux événement comme la naissance du petit Guy Mauve, le minuscule héros de ce film pathétique tourné en Nouvelle-Guinée au plein cœur de la Papouasie. Deux hommes Victor (Victor Lanoux sorti de sa brocante) et Louis (Louis Velle, en plein retour à 90 berges bientôt mais sans Alzheimer tant le jeu d’acteur sert Velle), après avoir convolé en justes noces et envoyé une lettre d’amour à Taubira, décident d’avoir un enfant sans passer par la case adoption. Poursuivis par Christine Boutin (Josiane Balasko, impayable en catholique fanatique) ils se réfugient en Nouvelle-Guinée pour retrouver Murielle (Valérie Bonneton en rousse oxygénée), une ethnologue écologiste de la mouvance EELV ascendance « Percée-Mamère ». La jeune femme est connue pour ses dons d’ovocytes que dévots citent comme « suppôts de Satan ».  Elle n’en a cure et accepte la proposition de Louis et de Victor : elle signe un contrat de fécondation in vitro, synallagmatique mais, néanmoins à titre onéreux. Victor apporte ce que les gars mettent  et le laboratoire fait le reste. Des embryons en surnuméraire, seul un sera injecté dans l’utérus d’une mère porteuse, Emma Paix (oui notez le jeu de mots Emma Paix : PMA) interprétée par Mathilde Seigner (dans un rôle saignant assez  niais).  L’accouchement a lieu au milieu de la brousse, accompagné d’une musique papou revisitée en monocorde par David Guetta.  Assez insupportable pour les oreilles, sauf pour les sourds, ça va de soi. C’est un garçon ! Louis veut absolument qu’il s’appelle Guy en hommage à Guy Béart son chanteur préféré (après Chantal Goya). En revanche, c’est Victor Mauve qui lui lègue son nom, en tant que géniteur.   -   Je veux que Guy tare l’importance de la corde paternelle, lance Victor, qu’en tout âge il connaisse le fil moteur (le film hauteur ?). Oui, Mauve y met cœur ! A la suite d’un Tsunami touchant la ville de Kokopo, alors qu’ils cuisinaient une poule au pot « mode Henri IV » le couple et son bébé sont à deux doigts de mourir avec l’eau du bain. Sauvés par un concours de circonstance, ils décident de quitter l’environnement luxuriant composé de mille plantes tropicales. Ils retournent en France. S’ensuivra un long démêlé avec la justice française au sujet de l’inscription du petit Guy à l’état civil. Le couple aura gain de cause à la faveur d’une condamnation de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) à l’encontre de l’Etat français. Le gouvernement français ne pourra plus refuser de transcrire à l’état civil les actes de naissance d’enfants nés par mères porteuses en Nouvelle-Guinée (petit clin d’œil aux affaires Menesson et Labassee  et la GPA effectuée aux USA). Ce premier long métrage de Marc Hélezespris  est surtout prétexte à défendre le mariage gay  et  ses prolongements dans la recherche de nativité à travers la PMA (Procréation Médicalement Assistée) et la GPA (Gestation pour Autrui). Longtemps dénoncé par Civitas et Christine Boutin, le film sort enfin dans une salle parisienne sous haute surveillance. Outre l’aspect provocateur du synopsis on appréciera les paysages de la Nouvelle-Guinée, sa biodiversité et le langage coloré des Papous. Un film avant tout écologique, comme l’a reconnu Nicolas Hulot à la sortie de l’unique projection et sous l’effet de la drogue anesthésiante provoquée par la bande sonore !

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