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François Bertin, l'homme qui aimait les femmes

Par Hectorvadair @hectorvadair
François Bertin, l'homme qui aimait les femmesRegarde les filles
François Bertin

Vraoum
1er trim 2016
Cet album a reçu le soutien de la cité internationale de la BD à l'occasion d'une résidence de l'auteur à Angoulême.
Antoine est un jeune garçon atteint d’une sorte de mutisme, qu’il ne parvient à dépasser uniquement grâce à son don pour le dessin. Celui-ci lui permet de se rapprocher des filles, qu’il aime beaucoup apparemment, et de les dessiner, et de les séduire. C’est l’occasion pour l’auteur de nous montrer des corps en mouvements, des sourires, des poses féminines, qui font preuve d’un beau sens de l’observation.
Le style graphique est fin, le noir et blanc très maîtrisé, dans un mix parfait entre le travail d'un Bastien Vives et d'un Killofer. Beaucoup d'aplats noirs s’agencent avec une grande harmonie au sein des planches, et parfois, ils sont panachés de fins traits blanc, œuvrant comme de la gravure, ou de la carte à gratter. 

François Bertin, l'homme qui aimait les femmes

Un érotisme léger mais bien observé.
©F. Bertin/Vraoum


Avec sa manière de montrer les filles et les femmes qui l’entourent, dans ce récit aux accents autobiographiques, François Bertin nous revoit un peu au film de Truffaut : L’homme qui aimait les femmes (1977) et son érotisme troublant. Il parsème aussi son récit de références culturelles adolescentes, avec quelques clins d’œil bienvenus au manga « Cobra », et au rock (Faith no more, Evidence). Il livre aussi au passage une certaine vision de l’apprentissage du dessin. La scène où il vient, enfant, suivre des cours académiques et qu’il choisi justement le personnage de Cobra (et sa partenaire féminine) en thème libre, parlera à pas mal d’apprentis. 

François Bertin, l'homme qui aimait les femmes

François a écouté Faith no more
©F. bertin/Vraoum

Cependant, le mutisme de cette sorte de anti-héros laisse le lecteur un peu face à lui-même, et aux seuls dialogues de ces dames... créant un sentiment d’ennui, que la fin ouverte de ce long récit de 224 pages ne parvient pas vraiment à effacer.
Reste une belle œuvre graphique pleine de charme, au titre évocateur, démontrant un réel talent d’auteur.
Voir la page de l'album sur le site de Vraoum.
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