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Quand #Valls méprise les trois quarts de la gauche #presidentielle2017

Publié le 16 février 2016 par Gédécé @lesechogaucho

La stratégie est de plus en plus claire, visible, lisible et mesurable. Soit Valls pousse Hollande vers une candidature suicidaire qui le verra échouer derrière Jupé, pour mieux se repositionner lui-même en 2022, en candidat providentiel, moins à gauche donc plus soluble dans le libéralisme ambiant généralisé, l'inculture politique économique de la plupart des français leur laissant croire que seule cette politique économique là est possible et " pragmatique " (alors que c'est une idéologie comme une autre, voire plus dangereuse car plus sournoise). Soit on espère encore en haut lieu, par un aveuglement insensé, que Sarkozy va emporter la primaire de droite, que les français vont le rejeter comme en 2012, et que Hollande va se retrouver face à Marine Le Pen en 2017, ce qui lui permettrait de l'emporter. Dans les deux cas, les 3 millions de français qui ont permis au candidat du PS de gagner sont traités comme quantité négligeable, voir purement et simplement méprisés, diffamés, insultés. La preuve :

Préférant que la gauche travaille à son "dépassement", Valls a répété qu'il était contre l'idée d'une primaire ouverte à toute cette sensibilité politique pour désigner un candidat unique en 2017 : "Le problème ce n'est pas d'organiser une primaire de Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron [...] Je ne peux pas gouverner avec ceux qui considèrent que François Hollande, c'est pire que Nicolas Sarkozy ou que Manuel Valls c'est pire que Marine Le Pen", ou bien "avec ceux qui font des meetings avec Tariq Ramadan". (source)

Ne pas vouloir de primaire du PS, c'est s'exposer aux yeux du public non averti et peu politisé à l'idée dangereuse que Les républicains serait plus démocratique dans son fonctionnement que le PS, ce qui est assez risible. Mais là n'est pas le plus important. Il devient de plus en plus évident que Valls compte sur un centre quasi-inexistant et la droite pour gagner, soit à travers Hollande, soit pour son propre compte, en 2022. Quelle que soit l'hypothèse, ce n'est pas la gauche qu'on honore ici, qu'elle soit socialiste ou pas. Valls ne l'est déjà définitivement plus, et nous sommes bien plus de 3 millions à ne pas en vouloir. Cette tactique bas de gamme est vouée à l'échec, et j'espère que le peuple de gauche démontrera qu'il sera en capacité de le marginaliser. Cet homme ne représente que lui-même et ses misérables intérêts personnels, de caste, de clan et de classe. Comme Sarkozy.


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