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304 - einstein: la verite sur ses erreurs

Publié le 21 février 2016 par Jeanjacques

1 - La science et la physique notamment, se veulent indemne de toute imprégnation idéologique, de toute accointance avec la métaphysique d'une époque. Pourtant, il est curieux de remarquer à quel point la philosophie du mouvement d'Einstein émarge à "l'esprit" de son temps. En effet, à la disparition des transcendantaux (Dieu, l'Histoire) où s'enracinaient les doctrines des conceptions du monde a correspondu en physique la perte d'un référentiel inertiel absolu à partir duquel tous les mouvements se mesuraient.

Désormais, l'absolu est mouvement, celui-ci se déterminant relativement à celui de la lumière. Cependant, nous ne sommes pas pour autant entré dans l'ère du relativisme généralisé, de la valse des valeurs telle que chacun est en droit d'affirmer la seule validité de la sienne. En effet, la mesure entre deux valeurs de mouvement doit être rapportée à celle de la lumière pour établir le principe d'équivalence entre tous les référentiels. A cette condition, deux corps en mouvement identique par rapport à la vitesse de la lumière peuvent être considérés comme relativement immobiles. Le principe d'inertie est désormais rapporté à l'autre absolu qui lui a succédé: le mouvement de la lumière. Et nous aboutissons au paradoxe suivant : la mesure de l'immobilité est relative au mouvement,ce qui est un retournement complet, "copernicien", de la dynamique newtonienne.

2 - Dans ces conditions, à partir de quoi va-t-on mesurer une vitesse limite puisque le référentiel inerte absolu a disparu ? Existe seul, en tête à tête avec lui-même, l'absolu de la lumière. Ayant éliminé l'espace newtonien comme référent mais aussi comme pouvant avoir une action sur le déplacement des corps, il ne restait plus à Einstein qu'à fonder l'absolu de la lumière en lui-même, comme mouvement qui s'autolimite. Comment va-t-il procéder ? Très simplement : puisque l'inertie est désormais relative à un autre corps en mouvement, si le corps B augmente sa vitesse relative, il augmente sa masse tout aussi relativement. Il ne s'agit pas d'une masse réelle de matière mais d'une masse cinétique. Cette masse cinétique va augmenter a tel point qu'à l'approche de C elle va fonctionner comme un frein pour s’interdire à elle-même de dépasser C - elle va s'auto-ralentir. Nous aboutissons à ce paradoxe que l'énergie d'un mouvement va entraîner le ralentissement de celui-ci, que le principe du mouvement - l'énergie - va fonctionner comme principe d'inertie !

3 - De cette énergie cinétique qui fonctionne comme une masse relative, Einstein va en déduire l'équivalence masse-énergie: l'énergie a une masse. Le principe immatériel du mouvement qu'est l'énergie va être matérialisé pour devenir l'équivalent d'un corps. Toute la physique va désormais être embarqué dans la transformation de l'énergie en masse, le photon assimilé à un grain d'énergie pouvant se muer en particules de matière. Il y a une cohérence interne à la relativité, laquelle ajoutée à l’extrême exactitude de sa mathématique, expliquent son immense succès.

Il ne nous appartient pas de contester la supériorité de cette théorie sur le plan de l'expérience et de la mesure. Nous voulons simplement démontrer les insuffisances et erreurs de ses fondements théoriques quant à sa conception du mouvement. On ne saurait en effet fonder les lois du mouvement sur la base d'une inertie interne à matière comme c'est le cas pour la justification de la vitesse de la lumière. S'il y a limitation de cette vitesse, c'est qu'une cause EXTERNE à la matière s'impose comme principe de résistance au mouvement. Cette cause externe est l'espace qui ne saurait être vierge de toute action effective sur les corps qui le traversent. C'est donc la résistance de l'espace ou prématière qui fonctionne comme résistance au mouvement et qui interdit à une particule de dépasser C. Cette prématière représente l'inertie première qu'un corps doit affronter pour se déplacer pour que, ENSUITE, sa masse soit relative à une autre masse dans la mesure de sa valeur relative.

En définitive, on constate qu'Einstein doit jouer sur l'ambivalence masse-énergie pour que l'inertie reste interne à la matière ayant définitivement écarté le rôle d'un espace plein pouvant constituer une inertie première à partir de laquelle s'origine le mouvement.


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