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Réaliser les conséquences de ses décisions est un acte d'autonomie (l'histoire d'Arthur qui gère son agenda)

Publié le 13 juin 2008 par Alexandra

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Cette histoire illustre aussi la réalité de la confiance, c'est laisser à l'autre la responsabilité de sa vie (évoqué dans 2ème étape de l'apprentissage "gagnant": être certain d'avoir la confiance pour gagner son autonomie)

Arthur, mon défieur d'autorité en chef, doit se défier lui-même, depuis que je l'ai rendu responsable du programme des séances … En CE2, Arthur a peu de devoirs. Cela occupe 10 à 30 minutes de la séance, selon son humeur. Je lui ai appris à chronométrer son travail. Il s'amuse à se lancer des défis de rapidité, de propreté et de lisibilité. Et il a aussi hâte de finir pour poursuivre la séance par deux leçons-exercices de français et de math issues des aventures incroyables du Bêtisovore ….

Ce mercredi-là, Arthur tente de passer au travers de la leçon de français.

"On n'a qu'à faire deux leçons de math".

"Arthur, si on fait deux leçons de maths cette semaine, on fera deux leçons de français la semaine prochaine."

"On verra", me répond-t-il sur un ton provocant.

"Je ne peux pas accepter cette réponse, Arthur. Tu es le chef du programme si tu respectes ton engagement de faire des math et du français à chaque séance. Sinon, t'es aux ordres."

Arthur décide de commencer systématiquement par les math, il préfère commencer par ce qu'il réussit. C'est une excellente stratégie. Il est arrivé une fois où le temps a manqué, et la semaine suivante, j'ai dû le recadrer pour absorber le retard de français de la semaine précédente. "Arthur, tu choisis l'ordre. Mais tu n'accumules pas des retards de leçons."

De même, je laisse Arthur apprécier le gain de la justesse de ses réponses. Chaque leçon comporte 6 exercices. Il n'en fait que 2 s'il les fait sans se tromper. "Si c'est compris, on passe à autre chose, Arthur. Sinon, on s'entraîne encore."

Une autre fois, son père était absent de Paris. Arthur a carrément tenté l'arrêt de la séance au bout d'une demi-heure. "Je suis ok avec ça, Arthur. On s'arrête maintenant. Tu seras en effet capable, la semaine prochaine, de travailler une heure et demi." Inutile de préciser qu'Arthur s'est finalement ravisé …


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