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Notre descendance contée par Jeff lemire

Par Hectorvadair @hectorvadair
Notre descendance contée par Jeff lemireDescender T1 Etoiles de métal
Jeff Lemire/Dustin Nguyen

Urban comics
Janvier 2016
Niyrata est la plus importante des neuf planètes regroupées sous l’égide du CGU : Le conglomérat galactique unifié. Nous sommes dans un futur plus ou moins lointain, et le docteur Quon, spécialiste des robots, inventeur d’une des premières Intelligences Artificielles est appelé en urgence à sa terrasse : un évènement extraordinaire est en train de se dérouler. Une attaque de robots géants. Celle-ci menace toutes les vies humaines des neuf planètes du conglomérat. (…)
10 ans plus tard, colonie minière de la lune de Dirishu, un jeune garçon se réveille du long voyage qui l’a amené là. Il est semble t-il le seul survivant suite à l’’explosion d’une poche de gaz. Toute sa « famille » et de nombreux autre humains ont péri. Seul son chien mécanique est là pour l’accueillir. Mais Tim est en réalité un des rares exemplaires d’un type de robot particulièrement avancé.
Au même moment, sur Niyrata, la population est tombée de 5,3 million à 1 million d’habitants. Le docteur Quon vient d’être convoqué par le capitaine Telsa, la fille du général Nagoki, responsable du CGU. Ils doivent se rendre avec l’imposant soldat Tullis sur Dirishu, afin de retrouver Tim, qui serait la clé pour combattre les Moissonneurs, ces robots géants venus quelques années plus tôt attaquer Niyrata. Mais le trio n’est pas le seul sur sa piste…

Notre descendance contée par Jeff lemire

©JeffLemire/DustinNguyen/Urbancomics


Jeff Lemire, auteur déjà apprécié pour de nombreux récits à l’identité alternative forte (dont Trillium et Mr Nobody, déjà chroniqués sur ce blog) a pondu là un scénario particulièrement fouillé et efficace, dans la tradition d’écrits de Phillip K Dick ou Asimov. On retrouve en effet autant le principe des relations complexes entre humains et robots, que les problématiques soulevées par celles-ci, dont le futur de l'un comme de l'autre. Au niveau découpage, des ellipses en forward ou flash-back éludent le déclenchement de la guerre, pour mieux nous présenter les divers protagonistes de l’histoire. C'est aussi un moyen malin pour nous faire voyager dans le temps et l'espace. Certains comme la race des Gnishiens, vouent une haine terrible aux robots et leur planète abrite d’ailleurs une fournaise où chaque créature mécanique est projetée sans scrupule. C’est là que doit finir Tim s’il est retrouvé. D’autres comme le CGU tentent de décortiquer son codex afin de lutter à armes égales avec les moissonneurs.
Les scènes de bataille entre les différents protagonistes rappellent de bons mangas classiques comme Gunnm ou même Pluto. Mais on trouvera aisément d’autres références occidentales, et AIE de Steven Spielberg vient assez vite à l’esprit, bien sûr à cause de la présence de Tim, ce jeune garçon qui hésite entre sa condition de machine et d’humain, qu’il voudrait être.
Le trait fin et à peine encré en partie, de Dustin Nguyen, mais aquarellé de tendre couleurs pastels sur un papier grammé, apporte le supplément à ce comics déjà particulièrement attachant aux rebondissements efficaces. La 140ème page arrive sans que l’on y prenne garde, et nous maintient dans un suspense accrocheur. Ce qui est très bon signe.
Bref, la collection Urban indies s'enrichit encore d'un premier tome très prometteur, d’une série science-fiction qui fera certainement date.
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