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Critiques Séries : Crossing Lines. Saison 3. Episodes 5 à 12. BILAN.

Publié le 21 mars 2016 par Delromainzika @cabreakingnews

Crossing Lines // Saison 3. Episodes 5 à 12.
BILAN


Par manque cruel de temps, je ne vais donc pas vous parler de tous les épisodes de Crossing Lines chaque semaine. J’ai donc décidé de binge-watcher la saison 3 en grande partie afin de voir aussi comment les nouveaux personnages allaient évoluer sur une plus longue période que celle de deux épisodes par deux épisodes. Ce n’est pas facile de fabriquer une série comme Crossing Lines dans le sens où il y a énormément d’enjeux différents à traiter, que cela soit du point de vue des intrigues qui se déroulent dans toutes l’Europe que des personnages dont certains doivent encore faire leurs preuves. Durant les quatre premiers épisodes de la saison, je m’attendais à ce que la série puisse vraiment nous surprendre mais malgré des idées, globalement cela reste assez classique et donc pas exceptionnel. En délivrant tout un tas d’intrigues variées, au fil de ces 12 épisodes j’ai retrouvé une série policière qui s’avère être beaucoup plus intéressante maintenant qu’elle ne l’était auparavant. En effet, lors des deux premières saisons, la série était assez classique dans son ensemble, parfois même ennuyeuse et c’est dans la saison 2 que certaines choses se sont révélées. L’arrivée de petits nouveaux au sein du casting s’est avéré être une très bonne idée.

Ils s’appellent Goran Visnjic, Elizabeth Mitchell, Stuart Martin et Naomi Battrick. Avec autant de nouvelles têtes, le moins que l’on puisse dire c’est que Crossing Lines a subit cette année une sorte de mini-reboot, qui a aussi changé la dynamique entre les personnages et développé de nouvelles façons de faire. J’ai trouvé globalement l’ensemble de ces idées assez intéressantes, sortant un peu des carcans du genre. Carine Strand, incarnée par Elizabeth Mitchell, est l’un des personnages les plus intéressants car elle apporte une âme plus féminine à une série qui était jusqu’à présent jonchée de personnages masculins qui prenaient toutes la place. Certes, les masculins sont toujours présents comme Berger et Dorn, qui restent des figures emblématiques de la série. Mais sincèrement, j’ai adoré le résultat. Au début, elle a eu énormément de mal à s’imposer, peut-être car le casting originel de Crossing Lines était encore trop présent ou que les scénaristes n’ont pas osé lui donner trop de place tout de suite. C’est sur la fin de la saison que l’actrice se révèle et que sa place devient donc indispensable dans l’univers de cette série. Les intrigues se développent aussi tout au long de la saison afin de jongler entre les intrigues des personnages (personnelles et professionnelles). Ce n’est pas hasardeux et la saison est beaucoup mieux construite que je n’aurais probablement pu l’imaginer.

C’est aussi ça que j’ai apprécié dans cette saison, sa capacité à construire des intrigues ficelées. Certes, il y a toujours le côté cas de la semaine, les intrigues qui se suivent et ne cherchent pas forcément à nous faire revenir, mais il y a une trame tout au long de la saison que les scénaristes vont suivre scrupuleusement. Reprise en main par Frank Spotnitz (qui s’est déjà occupé du reboot de Transporter : The Series lors de la saison 2 de la série), ce dernier connaît très bien les séries policières. Il n’a participé à l’écriture que d’un seul épisode mais il a été à la hauteur dans sa façon de donner une nouvelle impulsion. Après tout, Crossing Lines est une série policière classique, mais elle a pour originalité de pouvoir se dérouler dans énormément de lieux différents en Europe. C’est ce qui a offert à la série ses premiers bons épisodes lors de la première saison, puis lors de la saison 2 quand Crossing Lines a enfin pris conscience du fait que cela ne devait pas être une carte postale mais une série qui utilise l’Europe et les liens entre les divers personnages afin de faire quelque chose de neuf. Cela me fait parfois énormément penser à Interpol, une série de TF1 longtemps sous estimée qui était parfois un peu trop intelligente et s’était alors complexifiée de trop, quitte à perdre complètement ses téléspectateurs.

Les deux derniers épisodes de la saison sont d’ailleurs les plus efficaces (un peu comme les deux derniers de la saison 2 d’ailleurs). Mais la façon dont les intrigues sont suivies et prolongées m’a plu. Donald Sutherland (Hunger Games) aurait très bien pu quitter la série par exemple et alors qu’au début de la saison j’avais un peu de mal à voir où est-ce que Crossing Lines voulait bien nous embarquer, je trouve qu’ils ont finalement su surmonter certains problèmes afin de ne pas nous donner l’impression que tout le monde est en train de stagner. La saison 3 s’est aussi libérée des deux saisons précédentes sans jouer la carte du passé qui reste attaché aux personnages. Cela aurait été dommage de chercher constamment à nous rappeler qu’il y avait William Fichtner, Marc Lavoine, etc. alors que Crossing Lines cherche cette année tout le contraire : être tournée vers le futur. L’utilisation des décors a changé, les personnages sont plus étoffés, plus soignés, d’autant plus que Frank Spotnitz avait déjà pu faire ça avec une précédente série qui n’était pas très réussie en saison 1 et qui s’est révélée être beaucoup plus efficace (tout en conservant certains trais classiques aussi par la même occasion). Moi qui n’attendais rien de neuf de la part de cette saison 3 ait finalement été surpris par le résultat.

Les épisodes sont en effet plus rythmés et donnent constamment des affaires qui ont chacune des choses à nous raconter. Cela ne sort pas toujours de certains carcans du genre mais en plus de nous faire voyager dans toute l’Europe, Crossing Lines propose aux téléspectateurs des intrigues à l’allure internationale avec l’ambiance et l’ambition qui va avec.

Note : 5.5/10. En bref, une saison 3 plus efficace que prévue.


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