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La majorité des Français sont contre le cumul des mandats. Sarkozy s'en soucie peu.

Publié le 21 mars 2016 par Gezale

Décidément, Nicolas Sarkozy n’est plus dans le coup. Alors qu’une majorité de Français et maintenant d’élus sont franchement contre le cumul des mandats entre un mandat de parlementaire et la présidence d’un exécutif local, l’ancien président de la République caresse ses compagnons ( ?) dans le sens du poil en se déclarant favorable au cumul.
La loi actuelle prévoit que les futurs députés et sénateurs, élus en 2017, devront choisir entre leur mandat parlementaire et leurs fonctions locales, président(e) de conseil départemental ou régional, maire de grande ville, président d’agglomération ou de métropole etc. Pour éviter d’être, d’ores et déjà atteint, par la loi, Hervé Morin, par exemple, ne s’est pas montré très empressé de démissionner de son mandat de député en faisant déposer un recours contre son élection par l’un de ses amis lui permettant ainsi de conserver ses fonctions d’élu de la nation jusqu'au prochain renouvellement de l'assemblée.
Tous ceux qui ont le mot de moderne en bouche ne sont pas toujours ceux qui souhaitent s’appliquer à eux-mêmes des règles simples, claires transparentes. Pour mener à bien un mandat à l’Assemblée nationale ou au Sénat, il ne faut faire que cela. Assister aux réunions de commissions, travailler à la préparation des propositions de lois, contrôler le gouvernement, être présent dans la circonscription pour écouter le pays et tenir des permanences, voilà des tâches bien suffisantes pour un homme ou une femme normal(e). Sarkozy invoque « la nécessité de détenir un mandat local pour être sur le terrain. » Comme s’il était nécessaire d’être maire ou président de conseil départemental pour entendre le « bruit et la fureur » comme dirait Jean-Luc Mélenchon. Il est vrai qu'à Neuilly-sur-Seine, on ne doit pas entendre grand'chose de la colère des salariés ou de celle des chômeurs.
Avec les réseaux sociaux, les multiples canaux d’informations et de communications, le monde change et le travail parlementaire également. Le temps des lettres manuscrites signées par le député du coin est révolu. Ce qu’on attend d’un vrai parlementaire c’est qu’il explique ses choix, les motive, fasse la pédagogie des textes du gouvernement soit pour les approuver soit pour les contester. Il est indispensable que les électeurs comprennent le sens du travail en cours et prenne connaissance des votes de l’élu de leur circonscription. Distribuer des programmes et promettre, c’est bien, tenir ses engagements c’est encore mieux. Quant à Sarkozy, il a encore raté une belle occasion de se taire. Il est bien le seul à penser que le futur gouvernement de droite (si elle arrive au pouvoir en 2017) fera, de l’abolition de la loi sur le cumul, une priorité.

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