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Bruxelles et ses lendemains de cauchemar

Publié le 26 mars 2016 par Fabianus

BRUXELLES ET SES LENDEMAINS DE CAUCHEMAR

Bruxelles, la capitale belge a été touchée, mardi 22 mars, par une série d’attaques terroristes qui ont fait au moins 31 morts et 200 blessés.

Une double explosion est survenue à l’aéroport Zaventem à 8 heures ; peu après, à 9 h 11, une troisième déflagration s’est produite dans une rame du métro bruxellois, à la station Maelbeek.
Le Bruxelles du 22 mars 2016 ressemble au Paris de 13 novembre 2015. La mort frappe des victimes innocentes au nom d’une guerre à l’Occident et des valeurs qu’il représente.
Le scénario reste le même. Une jeunesse radicalisée, intoxiquée par des sourates sataniques, est prête à mourir en martyr mais en amenant, dans l’abîme suicidaire, le plus d’âmes possibles. Une politique de la terreur qui requiert, pour chaque pays meurtri, des énergies de lutte, des longues enquêtes et des filatures, des politiques de sécurisation flirtant parfois avec le risque liberticide. Bruxelles broyée mais Bruxelles combative et embrassée d’attentions et de sympathie. La ville se battra, au nom de l’idéal démocratique et contre la barbarie. La guerre sera longue. L’Europe y voit un défi à sa pérennité. Elle doit être solide et solidaire tout en se dotant d’outils communs pour éradiquer la mauvaise herbe létale. Elle peut se réjouir des défaites militaires qu’essuie Daech, le commanditaire des attentats. L’Etat Islamique perd du terrain, au cœur de la Syrie, sous les coups de boutoir de l’armée de Bachar Al Assad (aidée de l’armée russe). Le maître de Bagdad, en parfait stratège, pourrait précipiter la chute du drapeau noir et devenir, ironie du sort, le briseur des menaces islamiques. L’histoire regorge de dictatures s’étant momentanément légitimées pour avoir éradiquer des démons plus virulents qu’elles-mêmes. En attendant, Bruxelles panse ses blessures et, sous une chape de menace, envisage une vie peinte aux couleurs de la fraternité et de la solidarité.
L’occasion peut-être pour mieux réconcilier l’esprit wallon et l’âme flamande ? Bruxelles vit le présent Dans une brume de deuil Nimbé de sanglots longs De douleurs en écueil Sur la plage d’un temps Devenu violent
La Bourse voit sa place Inondée de bougies D’ âmes qui se déplacent Pour déposer la vie Quelques mots sur un sol Pacifiques paroles
La folie aveuglée Aux feux d’un noir coran Vient encore de briser Ceux qu’elle voit mécréants L’attentat suicidaire Pérennise la guerre.
Le petit Manneken Peut uriner de rage Contre les fous d’un Dieu Dont ils trament l’outrage Rien ne remplacera Cette vie qui s’en va.
Bruxelles anéantie Au bout d’une menace Qu’en son corps déprimé Elle ressentait, tenace Le terreau de la peur Vient d’exploser d’horreur
Comme Paris broyée Dans le treize novembre Bruxelles en ce printemps Panse d’onguent ses membres Hisse au vent la bannière Des élans solidaires
La ville cosmopolite Aux craintives artères Se repeint l’avenir De timides lumières Dans le bruit des sirènes L’effluve anxiogène
Le Wallon s’enflammant Contre la bête immonde Le Flamand sans vallon De quiétude féconde Se sont serré la main En regardant demain…

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