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[Test Jeux] Tom Clancy’s The Division

Par Kazura

Fort d’une communication qui a impacté la plupart des joueurs amateurs de post-apo, de MMO, ou de TPS, The Division arrive très fièrement dans nos contrées après une bêta pour le moins complète. Maintenant qu’on a le jeu complet en notre disposition, c’est le moment d’annoncer si le résultat est à la hauteur des espérances.

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Une ville en pagaille pour un univers bien construit

Par où commencer sur ce gros jeu qu’est The Division, ce titre qui se targue d’être un MMOTPS, un genre qui était jusqu’en ce moment peu mis en chantier sous la forme de AAA, ou au pire, oubliable (notamment avec le jeu Defiance).
Il y a beaucoup de choses à dire sur ce jeu, et la première c’est ce qui concerne l’univers et le scénario du jeu. The Division essaie tant bien que mal de proposer une ambiance hivernale assez originale, tout en reprenant les clichés du post-apo. Le résultat final ressemble à l’atmosphère d’un Watch_Dogs en termes de style de dialogues et d’éléments futuristes (notamment dans la combinaison d’un personnage de la Division).

Si d’un côté on ressent une implication maîtrisée des développeurs qui parviennent à nous fourguer un Lore qui va assez loin dans ses justifications, force est de constaté que le scénario est globalement bien trop formaté pour offrir au joueur une expérience percutante. Cela passe notamment par des dialogues et des décors retransmettant un drôle de mélange d’humour typé Ubisoft et de sérieux peu subtil.
Mais cela passe aussi par un héros qui manque d’âme. On peut du coup prendre en défaut une customisation de personnage injuste (moins de 10 types de visages par exemple), et aussi un manque d’interactions entre notre personnage et l’univers (personnage qui ne parle pas, personnage qui n’a pas beaucoup d’émoticones).

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30 millions de munitions 

Si le fort parti-pris hollywoodien du titre fonctionne sans jamais prendre trop de risques, c’est aussi parce que The Division propose un bon gameplay.
Facile d’accès, plutôt intuitif et bien ergonomique après quelques heures de jeu, le titre se laisse emporter par un feeling de jeu bien calibré notamment grâce aux contrôles des déplacements qui sont bien ajustés et qui se laissent appréciés par une prise en main au poil. Parfois notre personnage ne résiste pas à quelques bugs et glitchs ici et là avec quelques collisions du décor, mais il profite également d‘un système de tir qui fait bien l’affaire.
Certes le jeu a beaucoup de dissonances entre le gameplay et la narration (ennemis qui se prennent plusieurs dizaines de balles dans un contexte de guerre post-apocalyptique assez réaliste), néanmoins on ne peut pas dire qu’il ne respecte pas les MMO. Et c’est bien cet aspect qui fait la force du jeu : proposant alors une connectivité constante entre les joueurs, un level-up évolutif et une customisation des talents qui marche bien, sans toutefois être dans le fond novateur ou même aussi riche qu’un MMO accompli depuis quelques années.

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Interconnexion totale ?

Il est toujours très difficile pour un jeu essentiellement multi-joueurs d’avoir des serveurs qui ne tombent pas en panne dans les premiers jours de sortie, et qui n’aient pas de problèmes récurrents. Tandis qu’un certain Destiny réussissait impeccablement son lancement, The Division reste assez fidèle aux autres titres d’Ubisoft voulant un peu émanciper la connectivité entre les joueurs. En soit, rien d’alarmant pour ma part, mais il est à noter que les déconnexions, lags, et problèmes de connexions sont assez fréquents. En espérant que cela s’améliore prochainement, car il n’est jamais très plaisant d’avoir un stuff rare ou une mission qui plante après plusieurs demi-heures de jeu.
D’ailleurs, c’est avec justesse que la collecte d’équipements et la progression du joueur est mise en place. Non seulement le cheminement entre les missions principales et les nombreuses missions secondaires a été équilibré de manière à ne pas frustrer le joueur, mais en plus l’arsenal d’objets à obtenir et à améliorer s’avère conséquent et diversifié. On en aura ainsi pour une trentaine d’heures sans se presser avant de compléter toutes les missions majeures une première fois.
Les joueurs ont de quoi également profiter d’un PVP appelé « Dark Zone » (c’est une zone de la carte où il n’y a que de l’affrontement entre joueurs) qui a de très bonnes idées, mais qui pourra facilement lasser un joueur avec son modèle de chasse à l’homme un brin répétitif. On conseillera d’y jouer avec quelques amis – jusqu’à 4 joueurs maximum – pour bien en profiter, en tout cas plus qu’en PVE.

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 [Test Jeux] Tom Clancy’s The Division[Test Jeux] Tom Clancy’s The DivisionConclusionEn définitive, grâce à son New York à l’ambiance prenante et son gameplay simple mais techniquement peu reprochable, The Division est bonne surprise qui s’annonce très certainement comme une chouette démonstration de Triple A MMOTPS. Même si l’expérience n’est pas révolutionnaire comme elle a pu l’être annoncée à ses premières démonstrations et qu’elle ait un scénario convenu, nous sommes face à une nouvelle licence efficace qui, on espère, saura s’émanciper et/ou donner de bonnes idées à d’autres studios.

Amateur de MMO et de jeu de tir, vous attendiez The Division comme LA nouvelle licence comptant innover sur l’approche narrative et de gameplay d’un open-worl post-apo, alors The Division vous sera

FlècheNotes_Satisfaisant

Vous être friand des block-busters américains du type World War Z, et cherchez une expérience coopérative et multi-joueurs addictive dans un environnement immersif malgré une mise en scène un peu faiblarde et un certain manque de prises de risques dans le gameplay et la narration, alors The Division vous sera

FlècheNotes_TresSatisfaisant


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