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Petit retour sur la saga Batman

Publié le 26 mars 2016 par Gamesngeeks @gamesngeeks

Quelques jours  apès la sortie du nouveau blockbuster de DC Comics, il est normal de voir surgir plusieurs articles parlant d’un des 2 protagonistes : Batman. Car pour beaucoup, si on ne devait garder qu’un super-héros parmi la flopée qui surgisse dernièrement, ce serait bien lui tant il semble partout en ce moment. Depuis la trilogie de Nolan, on a eu droit à des film animés, une série télévisée (Gotham), des jeux-vidéo, plusieurs expositions (dont actuellement une à la Galerie Sakura), et des tas des produits dérivés allant de la gamelle pour chien aux machines à sou). Pour cet article, nous nous intéresserons au marketing lié aux jeux-vidéo Batman, et notamment à la licence Arkham.

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A l’image des films, la licence Batman a connu de nombreux hauts et de nombreux bas depuis les années 90. Si tout avait bien commencé avec des jeux 2D plutôt appréciés (notamment ceux tirés du premier film de Burton), tout se gâtera très vite avec un passage à la 3D très maladroit, notamment en termes de gameplay : comme en témoigne les adaptations des 2 films de Schumacher ou l’opus Dark Tomorrow, qui souffrent tous d’une maniabilité désastreuse qui rende ces jeux quasiment injouables. Le nombre de jeu s’est alors beaucoup calmé dans les années 2000, à part une adaptation de Batman Begins qui est passé plutôt inaperçu, ce qui fait que l’un des jeux Batman les plus marquants de cette époque est ironiquement Lego Batman en 2008.

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La rupture avec cette mauvaise réputation des jeux Batman aura lieu avec l’arrivée de Batman Arkham Asylum. Pour changer l’image de ces jeux, le marketing de ce premier opus s’axera avant tout sur 2 points : l’appropriation de l’ambiance et des qualités des films de Nolan, et la qualité intrinsèque du titre. Arkham Asylum s’il veut plaire au fan du comics, cherche un public plus large, et pour ça va mettre en avant le fait qu’il a compris pourquoi les films ont autant plu et ont été de tels succès. Le jeu adoptera un ton assez mature, avec un Batman qui n’est pas invincible. Le gameplay du jeu s’axe beaucoup sur la rigueur et la minutie que ce soit celui des combats (où il faut apprendre à différencier chaque ennemi, ainsi que leurs patterns), ou l’infiltration (repérer les périmètres des gardes avant d’agir). C’est donc un jeu bien plus réaliste que les précédents, et qui veut faire appel à une certaine maitrise du gameplay, plutôt qu’un simple martelage des touches. Pour la qualité, cela se voit notamment sur le collector plus que décent, et sur un marketing accès sur des titres symbolique comme par exemple par le fait qu’il était alors le jeu vidéo de super héros le mieux notés par la critique. Avec un gameplay très maitrisé, et une immersion totale, Arkham Asylum se veut très loin de ses prédécesseurs, à la manière d’un Batman Begins qui s’est beaucoup éloigné des films de Shumacher.

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Pour Arkham City, le marketing fut plus ambitieux. Les 4 millions jeu vendu du premier jeu était déjà excellent, mais celui-ci voulait faire encore mieux, toucher encore plus le grand public. Pour ça, on alla encore plus loin en allouant à la campagne marketing un budget de 10 millions de dollars. Celui- ci servi à créer des artworks, des vidéos, des évènements autour du jeu, et de la publicité, mais l’une des choses les plus remarquable fut la campagne « black and white ». Celle-ci fut créé afin de s’approcher d’une esthétique appréciée par les joueurs de Call Of Duty, et de se distancer des autres jeux de super héros pour servir un Batman plus humain. Les images issues de cette campagne firent la couverture d’environ 120 magazines, ce qui a permis de viser un public de plus de 15 millions de consommateurs.

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La campagne pour Arkham Knight fut principalement axée sur une des features du jeu : l’arrivée de la Batmobile. Cette voiture mythique dans l’univers Batman a ainsi été reproduit en grandeur réelle pour le MCM London Comic Con. Il y a aussi énormément de produit dérivé afin de promouvoir le jeu : calendriers, posters, vêtements, écouteurs, ainsi qu’un livre « The Ridler’s Gambit » qui a servi de prequel au jeu. L’un des autres moments remarquables de la campagne marketing du jeu fut la série des Arkham Insider qui ont commencé en Mai 2015 et était posté sur youtube chaque semaine. Le but était de donner quelques infos sur le jeu ou sur le gameplay, et de répondre aux questions des fans. La série a continué pour promouvoir les DLC, et s’est terminé en décembre, après 11 épisodes.

Et le succès des jeux Batman semble loin d’être fini. Outre la licence Arkham qui continuera peut- être (mais sans Rocksteady, un peu à l’image de Arkham Origins) pour quelques années, on a aussi déjà annoncé cette année un nouveau jeu Batman des ultra productif Telltale. Ce qui assure encore quelques années de prospérité pour le justicier de la nuit.

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