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DÉVELOPPEMENT: Même un petit choc à la tête peut affecter le comportement de l'enfant – Journal of Neuropsychology

Publié le 19 avril 2016 par Santelog @santelog

DÉVELOPPEMENT: Même un petit choc à la tête peut affecter le comportement de l'enfant – Journal of Neuropsychology2 enfants de moins de 5 ans, sur 100, subissent un choc à la tête, chaque année. Une blessure, un choc ou même un léger traumatisme crânien à la tête chez l’enfant peut perturber ou nuire à la relation avec ses parents, révèle cette étude canadienne, présentée dans le Journal of Neuropsychology. Ce résultat, surprenant, mais précieux alors que ces traumatismes sont fréquents dans l’enfance, peut permettre d’expliquer des changements subits d’humeur et de comportement de l’enfant.

Un traumatisme crânien même léger chez un jeune enfant entraîne un risque pour son cerveau en développement, même si, dans la très grande majorité des cas, il n’y a aucun signe de dommages au cerveau à l’imagerie. D’autant que le poids élevé de la tête, par rapport à celui du corps de l’enfant, réduit le contrôle possible d’un impact à la tête. L’équipe du Ste-Justine Research Centre et de l’Université de Montréal, s’est penchée ici sur les effets psychologiques possibles de ces traumatismes chez le petit enfant.

L’étude a donc évalué les effets sociaux et sur le développement d’un traumatisme crânien léger chez 47 jeunes enfants âgés de moins de 5 ans vs 27 enfants témoins qui avaient subi un autre type de blessure, par exemple, une fracture et 56 enfants témoins exempts de toute blessure. Les chercheurs ont observé, 6 mois après le  » choc « , les interactions parents-enfant durant 45 minutes. Les enfants blessés à la tête présentaient un score de 13 à 15 sur l’échelle de Glasgow, qui évalue les éventuels dommages neurologiques résultant de lésions cérébrales : cela signifie que ces enfants avaient subi un traumatisme très léger à la tête. Par ailleurs, s’ils avaient connu au moins un symptôme comme la perte de conscience, la confusion, l’irritabilité, la somnolence, des troubles de l’équilibre ou des vomissements, il n’y avait aucun signe de dommage à l’imagerie cérébrale. Les parents ont renseigné par questionnaire le comportement de l’enfant avant ce choc, puis à nouveau 6 mois après. L’évaluation des chercheurs des interactions parents-enfant, est basée ici sur 2 échelles reconnues, le  » Mutually Responsive Orientation (MRO) scale  » et le  » Parental-Stress Index « . L’analyse montre, pour le groupe d’enfants ayant subi le traumatisme à la tête,

·   obtiennent des scores significativement plus faibles vs les enfants non-blessés pour les trois sous-échelles du MRO scale : concrètement, cela signifie de moins bons scores en communication, coopération ou interaction et contrôle de l’émotion.

·   des résultats identiques sur le  » Parental-Stress Index « .

Des résultats qui ont des implications pour le développement social post-traumatique des enfants mais qui ne signifient pas qu’un tel choc va bouleverser la relation parent-enfant. Des résultats qui néanmoins appellent à une surveillance étroite du petit enfant, même après une blessure mineure à la tête. Enfin, un changement d’humeur ou de comportement de l’enfant doit également inciter à enquêter sur un choc possible à la tête.

Source:Journal of Neuropsychology March 24 2016 DOI: 10.1111/jnp.12104Investigating social functioning after early mild TBI: the quality of parent-child interactions

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