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320 – DANS L'AME DU DEMIURGE (suite 12)

Publié le 26 avril 2016 par Jeanjacques

(Pour mieux situer cet écrit dans la logique de notre démonstration, il est conseillé de lire auparavant les articles à partir du N°. 309).

Nous étions restés à la question de savoir si la masse initiale du cœur photonique d’une étoile était finie et diminuait en proportion de la création de photons géniteurs, ou s'il restait invariable en se renouvelant par prélèvement constant de prématière. Après avoir interrogé le démiurge, il nous avoua que la première hypothèse n’était pas sérieuse. Celle-ci supposait que la masse finale d’une étoile devait être quasi identique à la masse du cœur photonique; or on n'a jamais observé un tel magma de photons de 20 masses solaires par exemple pour les supergéantes.

Il avait donc préféré un mécanisme qui, à partir d’une impulsion initiale (l’onde de choc), produirait constamment des photons géniteurs. Cette genèse était identique à toutes les autres façons de croître s’initiant à partir d’un embryon pour grandir et se développer. Il s‘excusa même d’avoir manqué d’imagination et d’avoir ainsi uniformisé sa création. Comme les plantes qui puisent leurs éléments nourriciers dans la terre, le cœur photonique va extraire ses photons de la prématière.

A la suite de l’onde de choc qui va « enrouler » le magma de prématière, le cœur photonique héritera d’un moment cinétique, lequel, comme pour les particules, sera conservé. Il sera très élevé et nous le supposerons proche de la vitesse de la lumière puisque nous restons dans le domaine du mouvement des photons. Mais, à la différence des particules, son mouvement ne produira pas un système d’ondes concentriques, mais des photons plus énergétiques. Ils seront arrachés de sa circonférence selon une fréquence que les physiciens de profession ne manqueront pas de calculer. Mais comment le feront-ils, à partir de quel objet devront-ils effectuer leurs mesures ?

- « Qu’ils regardent dans leurs télescopes s’ils ne voient pas des corps astraux à rotation hyper rapide avec forte émission de rayonnements » nous dit le démiurge  passablement énervé.

- « Vous voulez parler des pulsars dont certains ont des périodes de l’ordre de la milliseconde ? Mais d’après les astrophysiciens, il s’agit d’astres vieux, effondrés sur eux-mêmes, des étoiles à neutrons en bout de course. »

Le démiurge éclata de rire et se tût. Et en effet, on ne comprend pas que des astres aussi vieux puissent être dotés d’un mouvement aussi rapide qui est le propre de la jeunesse.

Ces pulsars sont donc l’expression des cœurs photoniques des étoiles en train de produire en abondances rayonnements et particules. Il s’agit de corps hyper-massifs de dimension très restreinte tournant à une vitesse inouïe dans la prématière, ce qui leur permet d’en extraire rayonnements et photons qui sont émis en tournoyant vers les pôles.

Se pose la question de la durée d’une telle production qui sera liée à celle du ralentissement du pulsar. Quelle en sera la cause sachant qu’il y a conservation du moment cinétique par le cœur photonique et puisement constant de photons dans la prématière. Un tel mécanisme ne peut être ralenti que par étouffement consécutif à l’abondance de matière produite. Cette procédure est l’exact inverse de celle de l’astrophysique standard qui envisage l’allumage d’une étoile par effondrement gravitationnel. Là, au contraire, la pression gravitationnelle va agir pour diminuer l’émission de matière. Le pulsar ralentira lentement, les émissions de photons se feront moins fréquentes et l'embryon d'étoile tendra à retenir de plus en plus sa propre production. Un double mécanisme d'interaction fonctionne: le freinage du cœur photonique et l'augmentation de la pression gravitationnelle. Par la suite, l'étoile créée connaîtra une diminution constante de sa vitesse de rotation, ce qui permettra de distinguer les anciennes des jeunes nouvellement créées (1)

On remarquera encore l'extrême génie du démiurge qui utilise la même procédure pour la création de son cœur photonique que pour  ses particules. Là aussi, c'est le mouvement rotatoire de ce cœur qui conditionne l'émission des photons géniteurs, lesquels peuvent se diviser pour engendrer les trois particules permanentes. Le mouvement, toujours le mouvement, encore le mouvement, tel est le credo du démiurge.

Mais, une fois défini le principe de la genèse de la matière, reste à savoir comment le démiurge va agencer celle-ci de sorte qu'à partir du simple il puisse aboutir à la complexité. Comment va-t-il procéder pour qu'avec trois particules permanentes, il  les associe pour constituer des atomes aux propriétés multiples ?

(A Suivre)

(1) Mais il faudra intégrer la masse de l'étoile qui est une variable agissant sur la vitesse de rotation.

Nous avons vu que la masse finale de l'étoile va être conditionnée par celle initiale du cœur photonique, lequel dépend de la valeur de l'onde de choc. Tous le cœurs photoniques auront la même vitesse de départ mais pas la même masse. Ceux de faibles masses seront moins énergétiques et plus rapidement freinés par la pression gravitationnelle. Les étoiles peu massives se refroidiront plus rapidement.


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