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MONDE > Nafissatou Diallo : plus belle la vie

Publié le 20 mai 2016 par Fab @fabrice_gil
Le 14 mai 2011, une femme de chambre de l'hôtel Sofitel de New York accusait Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol, écorchant ainsi le destin politique du directeur général du FMI. Cinq ans plus tard, la jeune femme partage son temps entre le Sénégal et New York, où elle a ouvert un restaurant.

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Nafissatou Diallo à New York, en 2012 I ©Seth Wenig/AP/SIPA


"Nous pouvons espérer que Mlle Diallo puisse désormais ouvrir un nouveau chapitre de sa vie», confiait à nos confrères du Figaro Douglas McKeon (juge), le lendemain de l'accord financier (10 décembre 2012) intervenu entre Dominique Strauss-Kahn et la femme de chambre du Sofitel.  Trois ans et demi plus tard, le souhait du magistrat s'est-il réalisé ? La jeune femme est restée discrète. Un silence imposé par le "deal" intervenu avec l'ancien patron du FMI et qui a mis fin à la procédure aux États-Unis. Le chiffre de 1,5 million de dollars avait été avancé par nos confrères du JDD. Des investissements dans l'immobilier Ni confirmée, ni démentie, la somme a permis à Nafissatou Diallo de changer de mode de vie. Selon le site Africaguinee.com, c'est à Dakar que la jeune femme guinéenne aurait récemment investi. "Elle a acheté un immeuble de trois étages avec des appartements luxueux" dans la capitale sénégalaise, assure le site, qui précise : "Elle fait désormais la navette entre les États-Unis où vit sa fille et le Sénégal, sa nouvelle "destination d'affaires". Avant ce capital, dépensé dans la pierre, l'ancienne employée du Sofitel avait ouvert à New York, dans le quartier du Bronx, un restaurant "africain, américain et espagnol". Chez Amina, on servait du riz-poisson mais aussi des hamburgers, de 5 heures du matin jusqu’au bout de la nuit. Les journalistes qui avait jadis poussé la porte du lieu avait découvert une entrepreneuse souriante mais muette. En mars 2015, un incendie avait endommagé son établissement. RumeursAu lendemain du scandale du Sofitel (14 mai 2011), Nafissatou Diallo et sa fille, alors adolescente, avaient quitté précipitamment leur petit appartement du Bronx. Celle qui accusait DSK d'agression sexuelle avait été placée sous protection policière dans un lieu tenu secret. Des mois durant, la vie de la jeune femme, arrivée de Guinée aux États-Unis en 2004, avait été décortiquée. Rien de notable dans ses états de service en qualité de femme de chambre au Sofitel proche de Times Square. La routine du ménage dans les chambres, dont la désormais célèbre suite 28.06. 

Rien d'extraordinaire non plus dans sa vie privée. Les guinéens de New York ne connaissaient pas vraiment la ressortissante, qui fréquentait peu les lieux habituels de leur communauté. Des rumeurs s'étaient tout de même répandues, d'autant que l’enregistrement d'une conversation téléphonique entre l’employée et un homme emprisonné dans l'Arizona, présenté comme son petit ami, apparaissait dans la procédure. "T'inquiète pas, ce type a beaucoup d'argent. Je sais ce que je fais", aurait dit l'accusatrice de DSK, selon une traduction aussitôt contestée par sa défense.

En juillet 2011, le procureur de New York renonçait aux poursuites pénales. Nombreux étaient ceux et celles qui voulaient transformer Nafissatou Dialo en étendard. "Le symbole des femmes violentées", pour ses avocats Douglas Wigdor et Kenneth Thompson, alors que des employées brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Shame on you" devant DSK à la sortie du tribunal. "La cause des femmes, des Noirs, des pauvres", ajoutait le sénateur démocrate de Harlem, Bill Perkins, qui tentait de mobiliser son électorat, à l'époque... AF

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