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Irak : Les violents combats ne doivent pas faire de Fallouja un nouveau Ramadi

Publié le 24 mai 2016 par Frédéric Joli

irak2Après Ramadi, en début d’année c’est au tour de la ville voisine de Fallouja d’être le théâtre d’intensifs combats. Des dizaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants et de personnes âgées s’y retrouvent actuellement piégés. En plus des pénuries de nourriture, d’accès aux soins ou à l’eau depuis deux ans, la population de la plus grande cité de la province d’Anbar n’a plus comme choix de se terrer ou de tenter de fuir.

« Il faut éviter que Fallouja ne devienne un autre Ramadi, avertit Katharina Ritz, cheffe de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Irak, en référence à la ville voisine quasi détruite en début d’année par les combats, jonchée depuis de restes explosifs. Reconstruire la ville et remettre en état les systèmes d’approvisionnement en eau et en électricité pourrait prendre des mois, voire des années ».

« Les parties en présence doivent tout mettre en œuvre pour que les civils soient épargnés et qu’ils puissent quitter Fallouja en toute sécurité. Quant aux habitations et aux autres infrastructures civiles, elles ne doivent pas être prises pour cibles, poursuit Mme Ritz. Les habitants de Fallouja ont déjà énormément souffert en raison des combats qui n’ont cessé de déchirer la région. Il faut que les organisations humanitaires soient autorisées à leur porter secours. »

Le CICR, qui cherche depuis plusieurs mois à se rendre à Fallouja, n’a jusqu’ici pas obtenu les garanties de sécurité et l’engagement nécessaires de l’ensemble des parties.

POUR MÉMOIRE :

En 2015, la délégation du CICR en Irak a assuré l’approvisionnement en eau de 2 250 000 personnes qui subissaient les effets des combats. Ses équipes ont également fourni des vivres et des articles de première nécessité (ustensiles de cuisine et couvertures) à 1 350 000 personnes déplacées par la violence. En outre, grâce au soutien offert par l’institution à des centres de santé primaire et à des hôpitaux, 970 000 personnes ont pu bénéficier de services de santé. Enfin, 37 000 personnes privées de liberté ont été visitées par des représentants du CICR, qui se sont attachés à vérifier leurs conditions de détention et le traitement qui leur était réservé, et à leur permettre d’échanger des nouvelles avec leur famille.

Depuis le début de l’année, le CICR a fourni une aide d’urgence à plus de 350 000 personnes nouvellement déplacées en raison de la violence.

Voir, il y a un an l’assistance aux populations ayant fui Ramadi.


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