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Euro les simples d'esprit

Publié le 16 juin 2008 par Cyrilboyer

Euro les simples d'esprit
Dans un pays normal, en période de compétition sportive, coupe de machin ou truc olympique, vous savez que vous allez subir les débordements de joie des supporters lorsque l'équipe nationale gagnera. Mettons qu'il y ait un match tous les 4 ou 5 jours, ça va. Après tout, si ça amuse votre voisin de descendre les poubelles drapé des couleurs nationales et armé d'une corne de brume, pourquoi pas. Il est plein d'autres circonstances où les fâcheux se manifestent à fréquence plus élevée et de façon tout aussi bruyante. Il n'empêche, même tous les 4 ans, c'est toujours un peu le stress de voir que, comme une allergie, la réaction de vos congénères aux résultats du football s'avère de plus en plus violente, coupe d'Europe après coupe d'Europe, coupe du monde après coupe du monde. S'il ne fallait citer qu'un symptôme, je choisis les drapeaux qui, après avoir fleuri aux fenêtres de tous les quartiers, envahissent cette année les vitres arrières des voitures, donnant à la moindre Punto des faux airs de véhicule présidentiel.
En quittant le pays champion du monde puis d'Europe, pour aller dans un pays dont le classement FIFA avait du peine à dépasser ceux de la Sierra Léone et du Vatican cumulés, j'imaginais que je vivrais beaucoup moins de débordements de liesse I-will-survivesque.
Tu parles.
Ici il n'y a pas d'équipe nationale de football (enfin, pas vraiment). C'est pire. Il y a autant d'équipes nationales que de communautés immigrées. Quand le Portugal marque un but, klaxons. Quand l'Italie marque un but, klaxons. Quand l'Allemagne marque un but, klaxons. Quand les Pays Bas marquent un but, klaxon. Quand la France marque un but, je ne sais pas encore mais j'imagine klaxons aussi. Il y a même des mordus du klaxon qui klaxonnent quand l'équipe rivale se prend un but. Si le Portugal se prend un but, les Italiens klaxonnent. Si l'Italie se prend un but, les Français klaxonnent. Quand la France se prend un but, les Allemands klaxonnent. Sans fin. Il y a juste les Suède - Suisse qui sont à peu près sans risque.
Une finale République Tchèque - Autriche, c'est possible ? Parce que là, vu comme c'est parti, les (durs à) supporters portugais ont déjà immobilisé la gare mercredi dernier après leur qualification. S'ils gagnent en quart, on peut s'attendre à des feux d'artifice. En demie-finale, ce sera les coups de canon. Et en finale ?


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