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POLITIQUE / OPINION > Blocage en France : le refus de réforme pourrait mener à ''une crise à la grecque'' selon Marc Touati

Publié le 30 mai 2016 par Fab @fabrice_gil
Les blocages et les grèves dus à l’adoption de la loi Travail envoient une image négative de la France auprès des investisseurs et des entreprises étrangères. En refusant toujours les réformes, l’hexagone pourrait finir par susciter la défiance et en subir les conséquences.

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©maxppp

Alors que la "loi travail" ne semble plus qu’une réformette du marché du travail français (très loin de sa refonte structurelle), ce même projet de loi génère une fronde massive via des mouvements de grèves, des manifestations et des blocages pénibles. C'est dire l’étendue de l’hermétisme de certains Français à la moindre réforme. "Au-delà de ce qu’elle suscite, cette situation coûte déjà cher à l’économie française, qui sort difficilement la tête de l’eau depuis quelques trimestres, explique Marc Touati, économiste. Pire, au regard des préavis et des mouvements annoncés pour les prochains jours, nous ne serions qu’au début de nos peines… Raffineries bloquées, arrêts de travail dans les centrales nucléaires, manifestations à l’échelle nationale et bien sûr grèves chez les contrôleurs aériens, dans les transports en communs, à la SNCF." L’homme ajoute "lorsqu’on sait qu’un seul jour de grève dans le rail coûte environ 50 millions d'euros et génère à lui seul un manque à gagner quotidien de 400 millions pour l'ensemble de l'économie française, on imagine l’ampleur des dégâts. D’ici à début juin, le coût global devrait avoisiner les 8 milliards d’euros."Le vrai coût des grèvesAu-delà des coûts directs énoncés, déjà exorbitants, le vrai coût de la grève est ailleurs. Il réside dans l'affaiblissement global de l'économie nationale. En effet, après un premier trimestre 2016 de rebond technique, les mois d’avril et mai ont été hésitants. Les acteurs économiques français comptaient sur le mois de juin pour "se refaire une santé", avant les vacances d'été. Ce d’autant que l’Euro 2016 est censé faire oublier les maux dont les Français sont l’objet; Redonner un peu d’enthousiasme aux consommateurs et aux investisseurs. Pour les entreprises, cela se traduit par un regain d'activité en correction de la faiblesse passée et en anticipation de la torpeur estivale. Quant aux ménages, et notamment les chômeurs, ils espèrent toujours pouvoir retrouver un emploi et/ou améliorer leurs revenus. Adieu, veaux, vaches, cochons, reprise, croissance forte et emplois. Pour de nombreuses sociétés et ménages, ce nouveau coup d'arrêt va être fatal. Autrement dit, il faut se préparer à une forte augmentation des faillites d'entreprises et personnelles au cours des prochains mois, notamment au mois de septembre.
"Si ce comportement ne change pas, dit Marc Touati, il faut se préparer à un nouvel exode de nos jeunes talents, de nos entreprises les plus performantes. Même si aujourd’hui la politique ultra-accommodante de la BCE maintient les investisseurs sous anesthésie dans un 'monde parallèle', notamment en stabilisant les taux d’intérêt des obligations d’Etat à des niveaux excessivement bas, ils finiront bien par se réveiller avec la gueule de bois."  Stop à la démagogie, sifflons tous la fin de la récréation. Les français doivent devenir des individus responsables. "Aujourd'hui, iI ne s'agit pas simplement d'un problème de bras de fer entre le gouvernement et les syndicats ou encore de l'établissement de prévisions tronquées, mais de l'avenir de toute une population". JB-M

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