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Damages [Saison 1]

Publié le 16 juin 2008 par Lulla

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Lorsque j'ai réalisé mon top des meilleures nouveautés de la saison (ICI), je n'avais pas encore vu la totalité de la première saison de Damages. Je l'ai terminée il y a quelques minutes et je peux donc maintenant officiellement annoncer que c'est la meilleure nouveauté de la saison, devant Pushing Daisies. Tout mais vraiment tout est admirable dans Damages. A commencer par la glaçante et glaçiale Glenn Close qui n'a peut-être jamais eu un aussi bon rôle, même au cinéma. Et pourtant, elle a une belle carrière derrière elle. C'est une des premières stars du cinéma qui tente l'aventure de la télévision. D'autres ont suivi et suivront. On peut par exemple citer le grand William Hurt qui apparaîtra prochainement et pour la première fois dans une série télévisée. Devinez laquelle ? Justement Damages ! Il campera le rôle d'un nouveau client de l'impitoyable Patty Hewes, qui partagera avec elle bien des secrets, dans la saison 2 à venir sur FX (On parle de Janvier 2oo9). Glenn Close est donc un atout majeur de la série et ce n'est que le premier d'une longue, très longue liste.

Damages commence sur l'ouverture des portes d'un luxueux ascenseur, accompagnée d'un "cling" qui ne cessera de résonner tout au long des 13 épisodes qui composent cette première saison. Derrières ces portes, Ellen Parsons, une jeune avocate fraîchement diplômée. Elle est couverte de sang, elle semble totalement désorientée, apeurée. Elle se faufile à travers la foule des rues bondées de New York. Que s'est-il passé ? C'est là tout le mystère de la série. On remonte alors immédiatemment six mois plus tôt, au jour où Ellen a été embauchée dans le cabinet d'avocats le plus puissant de la ville, dirigé d'une main de fer par l'énigmatique Patty Hewes. Ses débuts sont tellement prometteurs qu'on lui confie rapidement un rôle à jouer dans le procès Frobisher, une grosse affaire centrée autour d'un magnat de la finance accusé d'avoir escroqué pas moins de 5 ooo de ses employés. Ce qu'Ellen ne sait pas, c'est que si elle a été engagée par Patty, c'est parce que sa future belle-soeur, Katie Connor, est un témoin fondamental de l'affaire. Je ne dirais pas un mot de plus sur l'intrigue car ce serait gâcher le plaisir de ceux qui après avoir lu cette review se jetteront littéralement sur cette première saison. J'ai le droit de rêver, non ?

Regarder Damages, c'est la promesse de ne pas s'ennuyer une seule seconde tout au long de ces 13 épisodes palpitants (et encore, le mot est faible). Comme Ellen, on comprend rapidement qu'il ne faut faire confiance à personne. PERSONNE. Tous les personnages ont quelque chose à cacher et sont prêts à tout pour garder leur secret bien enfoui. Les coups bas, les manipulations, les retournements de situation sont au programme. La cohérence aussi. Jamais la série ne tombe dans la facilité, au contraire. Elle se complexifie au fur et à mesure que l'intrigue prend de l'ampleur mais jamais elle ne nous laisse dans l'incompréhension la plus totale. C'est une des grandes qualités de la série : elle est très ambitieuse mais elle n'est pas pour autant élitiste, c'est-à-dire reservée à une frange de télespectateurs avertis qui ont un Q.I particulièrement plus élevé que la moyenne. Bien sûr, on est souvent dans le flou et la série nous fait nous poser continuellement des questions, elle s'amuse de nous en nous menant en bateau en même temps que les personnages mais on ne perd jamais le fil, on nous met en évidence un certain nombre d'indices mais toujours avec subtilité. Certains indices sont des leurres et nous mène sur une fausse piste. Damages devient rapidement un jeu de pistes, un puzzle, que l'on veut résoudre à tous prix, quitte à s'enfiler les épisodes les uns après les autres, à une vitesse folle.

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En termes de réalisation, il n'y a pas à dire : c'est du grand art ! La photographie des flashforwards (car oui, il y en a beaucoup qui parsément le récit et qui constituent souvent le meilleur des épisodes) est admirable. Je pense surtout aux images de Patty dans sa maison au bord de la mer. Mais chut, j'en dis déjà trop ! Outre Glenn Close, le casting est excellent. Rose Byrne, qui interpréte le rôle d'Ellen, est une véritable découverte. Elle n'a rien fait d'exceptionnel avant mais ce rôle boostera forcément sa carrière. Ellen est un personnage assez décevant au premier abord. Elle se révèle au fil des épisodes beaucoup plus redoutable que l'on imaginait. On s'attache beaucoup à elle même si ses choix nous laisse souvent perplexes. Dans l'ombre de Patty, on sait que tôt ou tard, elle deviendra comme son mentor : un monstre de froideur et de génie. Et puis il y a Tate Donovan, alias Tom Shayes, un partenaire fidèle de Patty qui entretient de bonnes relations avec Ellen. Tate Donovan ne m'a jamais convaincu dans The OC. Je ne pensais pas qu'il pourrait être si bon ! Cependant, rétrospectivement, c'est un des personnages les moins intéressants. Ted Danson, que l'on connaît pour ses rôles dans Cheers et Becker, deux sitcoms cultes, s'essaye à un nouveau registre qui lui va comme un gant. Il campe un Arthur Frobisher impressionnant et inquiétant. On guette chacun de ses coups de sang avec une certaine impatience. On peut également citer Zelikjo Ivanek (oui, c'est parfaitement inprononçable), dans le rôle de l'avocat de Frobisher. C'est un adversaire à la hauteur de Patty et un personnage dont l'histoire est passionnante. Là encore, je n'en dirais pas plus mais c'est je crois mon personnage préféré de la série après Patty. On notera également les apparitions de Michael Nouri (The OC encore) qui interpréte le mari de Patty qui aura j'espère un rôle plus important à jouer dans les saisons à venir (FX a signé pour deux saisons supplémentaires). Un personnage continue de m'intriguer énormément, même à la fin de la saison, c'est le fils de Patty. Il est présent ponctuellement et une vraie storyline est développée autour de son personnage mais elle semble très à part du reste de la série. Pourtant, un mystère le concernant reste à élucider et mon petit doigt me dit que ce jeune homme sera très important en saison 2.

Il y aurait tant à dire sur Damages ... Je terminerais simplement en vous implorant, vous qui ne l'avez pas encore vue, de profiter de l'été pour vous lancez dans le visionnage de cette première saison en tous points magistrale ! Cette série mérite d'être plus connue. Canal + l'a diffusée récemment et a d'ailleurs orchestré une promotion jusqu'ici jamais tentée pour une série américaine avec des affiches 4x3 dans le métro Parisien par exemple. Elle y a cru. Les critiques ont été dithyrambiques, comme partout ailleurs dans le monde, et pourtant j'ai le sentiment que beaucoup trop de gens sont passés à coté. Lancez-vous, vous ne le regretterez pas ! Et un conseil : ouvrez l'oeil ! Le moindre détail est important ... 


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