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Une nouvelle semaine sociale difficile pour le gouvernement et les français

Publié le 31 mai 2016 par Leblogpolitique

Après les raffineries, il faudra cette semaine compter sur des grèves au niveau des transports : SNCF, RATP, Aérien. Une situation et une mobilisation qui continue d’embarrasser le gouvernement.

Une semaine agitée

Grève reconductible pour la SNCF à compter de mardi, un mouvement qui concerne non seulement la loi Travail, mais aussi des négociations internes sur le temps de travail. Jeudi, la RATP se lance dans une grève illimitée. Vendredi, ce sont les syndicats de l’aviation civile et de Air France qui vont perturber les aéroports.

Ajouté aux blocages toujours encours des raffineries (6 sur 8 sont toujours au ralenti ou à l’arrêt) qui rendent encore difficile l’approvisionnement d’essence des stations-services, nul doute que les Français vont devoir, une nouvelle fois, supporter les aléas et conséquences. D’autres assemblées générales sont en outre prévues dans certaines branches professionnelles.

Des négociations en vue ?

Bien que Manuel Valls a assuré fermement que le gouvernement irait « jusqu’au bout », la pression est forte et il n’est pas question que la situation continue de s’enliser sans dialogue productif. Ainsi, quelques négociations sont en cours avec la CGT, mais aussi FO, la CFDT, la CFTC et l’Unsa. Inconfortable pour Hollande et son premier ministre qui vont d’une manière ou d’une autre, devoir lâcher du lest, si ce n’est sur le principe même du texte, à tout le moins sur certains volets sociaux.

En tête des manifestations, Philippe Martinez, à la tête de la CGT. Selon un récent sondage Odoxa pour Le Parisien/Aujourd’hui-en-France paru ce dimanche, la perception du personnage est ambigüe. Ainsi, près de 67 % des personnes interrogées ont une mauvaise opinion du leader syndical. Mais un autre sondage indique qu’une majorité des Français sont favorables au retrait du projet de loi, à minima sa modification. Pour Martinez, c’est en quelque sorte un soutien, dans la mesure où il incarne médiatiquement la grogne sociale.

Une communication gouvernementale à double sens

Pas de retrait de la loi assène le premier ministre, mais des petites voix s’élèvent et des  pistes sont lancées. C’est le cas de Michel Sapin, mais aussi de Bruno Le Roux, qui est président du groupe PS à l’Assemblée. Il faut dire que les représentants socialistes sont plutôt sollicités par leurs électeurs, qui mettent la pression. De son côté, Jean Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a indiqué qu’il fallait « de la fermeté, mais pas de la fermeture « .

Hollande et Valls n’ont aucun intérêt politique au retrait du projet de loi qui sera devant le Sénat la semaine prochaine, avant de revenir devant l’assemblée. La CGT campe pour l’instant sur ses positions et a déjà prévenu que les négociations en cours sur des revendications hors loi du travail (comme à la RATP, pour les intermittents du spectacle par exemple) n’auraient aucune incidence sur la mobilisation.

La grande inconnue, c’est la question de l’Euro qui démarre le 10 juin, et de savoir si le mouvement va s’essouffler d’ici là, comme l’espère le gouvernement, ou si une issue positive des négociations sera possible. Outre les déblocages, cela pourrait permettre à la France de regagner un peu de crédit vis-à-vis des pays voisins, dont bon nombre de ressortissants indiquent craindre de venir pendant l’événement.

visuel via lefigaro.fr


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