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Le streetstepper ou comment faire du vélo autrement

Publié le 20 juin 2016 par Plcom @TousLesLoisirs

Un petit tour en vélo sans pédaler, cela vous tente ? Né d’un croisement entre le vélo et le stepper, le streetstepper est un véhicule innovant qui permet de combiner balade, entrainement et même rééducation. Il possède deux plateformes indépendantes qui sont actionnées par un simple mouvement de marche.

Origine du streetstepper

Ce vélo sans selle ni pédale a été créé par un Autrichien répondant au nom de Martin Buchberger en 2004. Il a d’abord été lancé en Autriche, en Suisse, en Espagne et en Russie avant de débarquer en France quelques années plus tard grâce à Natalie et Michel Occhipinti. Anciennement propriétaires d’un magasin de vélo, ces deux grands sportifs ont fait la connaissance de Buchberger en Allemagne, lors du célèbre salon Eurobike en 2008.
Dès le premier contact, le courant passe entre le créateur du streetstepper et le couple français. Peu de temps après, le couple a ouvert à Six-Fours, sur l’avenue de la Mer le premier magasin de streetstepper en France.

Description du streetstepper

Mi-vélo, mi-stepper, la création de Martin Buchberger peut être déstabilisant à première vue. Il faut dire qu’un vélo qui n’a pas de selle ni de pédale est tout ce qu’il y a de plus étrange. En effet, à la place des pédales, on retrouve deux plateaux indépendants que l’on actionne par un simple mouvement de marche. Une chaine permet le mouvement de pignon fixe arrière.
Grâce à l’indépendance des plateaux, l’utilisation peut varier de mode de pédalage : pédalo, unijambiste, Dauphin.
En revanche, il faut tenir compte d’un détail important : il n’y a pas de marche arrière possible avec le streetstepper. Il n’y a que le mode “marche en avant”. De plus, seule la position debout est permise. Donc, il est inutile d’enfiler des cuissards. La position droite est également confortable pour ceux qui ont des problèmes de dos. Cela a aussi l’avantage de permettre une bonne vision panoramique pendant la promenade.

Le streetstepper apprécie les routes stables et assez régulières. Clairement, il n’est pas adapté à la piste VTT, à moins que vous ne soyez un grand joueur. En effet, les roues du streetstepper sont petites, sa fourche est assez rigide et le point de gravité est haut.
Voilà pourquoi il est assez instable sur un terrain accidenté. Cela dit, le modèle proposé aux sportifs dispose de trois plateaux, ce qui lui permet de grimper les pentes jusqu’à 25%. En descente, le streetstepper peut atteindre la vitesse de 40 km/h, ce qui n’est pas très sécurisant pour ceux qui n’en ont pas encore l’habitude.

Les caractéristiques techniques du streetstepper

Ce vélo nouveau genre dispose de petites roues. Cela implique qu’il est assez agile, mais instable. Alors, faites attention pendant les descentes. Le port d’un casque comme pour le vélo est recommandé.
Il dispose d’un système de freinage V-Brake dont l’efficacité a été prouvée.
Il est équipé de trois vitesses. Si elles sont indispensables pour le sportif, ce n’est toujours pas le cas pour les utilisateurs lambdas. Pour une simple promenade, la vitesse 1 suffit. La 2 est d’ailleurs rarement sollicitée à ce niveau-là.
Le streetstepper est équipé des garde-boues qui vous protègent des éclaboussures lorsque la route est mouillée.

Les bienfaits du streetstepper

La pratique de streetstepper sollicite toutes les chaines musculaires : les abdos, les fessiers, les dorsaux, les membres supérieurs et les membres inférieurs. Comme on peut mettre les pieds à plat ou sur la pointe , on dispose d’une large palette de travail pour les jambes. De plus, on peut très bien travailler en fréquence ou en amplitude en laissant les plateaux remonter au maximum ou en faisant le contraire. Il faut savoir toutefois que c’est en dévalant les pentes que le streetstepper offre le plus de travail musculaire.

Comme le vélo, le streetstepper est un très bon équipement pour le travail cardio. Le moyen de s’entrainer pour cela, c’est d’attaquer les côtes.
Comme mentionné plus haut, le streetstepper est aussi utilisé pour la rééducation. L’absence d’impact au sol, la souplesse de la marche et aussi la possibilité de choisir la fréquence et l’amplitude de cette marche lui permettent une rééducation tout en douceur.
Après de grandes blessures au pied, vous pouvez travailler de manière progressive le dérouler du pied, l’étirement des ligaments et tendons et le renforcement musculaire. Lors de certaines blessures, le streetstepper vous offre la possibilité de continuer l’entrainement et limiter ainsi la fonte musculaire pendant la convalescence.

Le streetstepper en France

En France, on peut acheter le streetstepper ou le louer. À l’achat, un modèle de base se vend aux alentours de 2300 euros. La version sportive est quant à elle vendue à plus de 3500 euros.
Vous pouvez en acheter chez les revendeurs ou en ligne. Pour la location, plusieurs formules sont proposées : à l’heure, à la demi-journée, à la journée ou plus. Le tarif moyen d’une location à l’heure est de 15 euros, la demi-journée à 35 euros et la journée à 50 euros.


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