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Le Royaume Uni choisit le grand large

Publié le 24 juin 2016 par Gezale

Le Royaume Uni choisit le grand large

Les Ecossais ont choisi l'Europe à une forte majorité. Vue sur Saint-Andrews.  (photo JCH)

Après le Brexit voté majoritairement par les citoyens du Royaume uni, j’éprouve au moins une satisfaction. La défaite de David Cameron est une bonne nouvelle. Il a voulu jouer avec le feu en exerçant un chantage constant à l’égard de l’Europe — qu’au fond de lui-même il déteste — et en tirer le maximum. Rappelons nous Mme Thatcher et son « I want my money back ». Les dirigeants conservateurs aiment l’Europe quand elle les sert mais ils ne la servent pas. La décision de David Cameron d’organiser un référendum pour ou contre l’Europe avait deux objectifs principaux : il souhaitait reprendre la main contre les députés conservateurs eurosceptiques, tentés par l’UKIP de Farage, pour conserver le pouvoir et espérait tirer de l’Europe beaucoup plus que n’y apporte la Grande-Bretagne. Comme d’habitude. D’où les demandes extravagantes récentes acceptées pour quelques unes d’entre elles par ses collègues européens.
La victoire du Brexit c’est donc, d’abord, la défaite d’un homme, Cameron ; ensuite, il serait vain de ne pas reconnaître qu’il s’agit aussi de la défaite de l’Union européenne. Trop de différences sociales, économiques, culturelles entre les 28 devenus 27. Trop de différences financières entre la zone euro et les autres. Trop de paperasse, trop de règles tatillonnes, trop de directives sans direction. Londres et la City aiment bien l’Europe quand il s’agit d’accueillir les sièges des banques, des chambres de compensation…mais au-delà ?
Cameron s’en ira cet automne. Qui pour le remplacer ? Ce sera un dirigeant forcément favorable au Brexit. C’est lui (ou elle) qui devra négocier le retrait de la Grande-Bretagne de l’UE. Je lui souhaite bien du plaisir. D’autant que visiblement les tenants du retrait ne semblent pas presser de sortir, certains jouant la montre…face à l’abime. François Hollande l’a remarqué, ce matin dans son discours, en insistant pour que les dirigeants de la Grande-Bretagne annoncent publiquement et rapidement leur calendrier. Maintenant qu’ils sont dehors, ils doivent assumer ce choix et ne pas lanterner. Il n’est plus temps de tergiverser.

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