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Être championne de judo, un atout pour passer le baccalauréat

Publié le 25 juin 2016 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! "Jusqu'à ce que je ne puisse plus marcher". Quand on lui demande ce qui pourrait l'arrêter de faire du judo, la réponse d'Emma Saudrais, qui habite La Neuville en Tourne à Fuy, est sans équivoque. Même la double fracture de fatigue au dos qu'elle a subie en 2014 ne semble pas avoir freiné sa passion pour le plus noble des arts martiaux.
Pourtant, alors qu'elle vient d'atteindre la première division nationale - à seulement 18 ans -, elle n'en oublie pas pour autant ses études. Inscrite en terminale au pôle espoir de Strasbourg - après deux ans à celui d'Amiens - elle vise l'obtention d'un bac littéraire avant d'intégrer une licence en langues étrangères appliquées (LEA). Pour quel métier? "L'interprétariat ou la traduction."
Il faut dire que sa jeune carrière de judokate lui a déjà donné un aperçu de l'international. En 2015, en tant que membre de l'équipe de France cadets, elle a pris part à la coupe d'Europe à Berlin mais aussi et surtout aux Jeux olympiques de la Jeunesse en Géorgie. Finissant cinquième à ces derniers, elle en garde de nombreux souvenirs et raconte que, malgré la petite taille de la salle dans laquelle elle combattait, elle avait "l'impression d'être à Bercy". Prochain voyage: le Japon, terre d'origine de son sport, où elle se rendra en juillet 2016 pour la première fois afin d'y découvrir de nouvelles façons de combattre, "plus proches de l'enseignement de base".

Atteindre un tel niveau (elle fut vice-championne de France cadets en 2015) suppose évidemment un travail acharné. Outre les 12 heures d'entraînement hebdomadaires à Strasbourg, Emma se perfectionne aussi le week-end au sein du club de Juniville dans lequel elle a débuté il y a neuf ans. Démarrant sur la tard, après avoir fait de la danse et de l'équitation auparavant, elle explique sa progression par la qualité des entraîneurs, Éric et Adrien Guilloux, qui n'hésitent pas à "se plier en quatre" pour leurs licenciés.
Emma reconnaît qu'il ne fut pas toujours facile de concilier les études et le judo mais qu'elle y parvient désormais, au prix d'un temps libre très réduit. Depuis trois semaines, le nombre d'entraînements a été ramené au minimum (deux obligatoires au lieu de sept par semaine) pour faciliter les révisions des sportifs.
Mais la pratique du judo a aussi ses avantages, notamment dans la gestion du stress avant l'examen du bac. "Il est clair que j'ai une gestion de l'appréhension supérieure à quelqu'un qui ne fait pas de sport de compétition" décrypte Emma, sereine à la veille des épreuves. Alors que les candidats passaient la philosophie, Emma se sentait là aussi avantagée. "Le code moral du judo véhicule des valeurs qui peuvent répondre à certains point de philosophie. J'utilise souvent le judo comme exemple dans les devoirs de philosophie."
Emma saura si elle a atteint ses objectifs - la mention bien - le 5 juillet 2016, date des résultats du bac.


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