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EUROPE > Brexit : les Écossais souhaitent rester dans l'Union Européenne

Publié le 27 juin 2016 par Fab @fabrice_gil
Après le choix du Brexit, une bonne moitié des Écossais sont favorables à un nouveau référendum d'indépendance, selon deux sondages. Ces deux études viennent conforter la volonté de la Premier ministre Nicola Sturgeon d'ouvrir des négociations directes avec l'Union européenne.

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La Premier ministre écossaise, Nicola Sturgeon I Reuters


"Le Royaume-Uni pour lequel l'Ecosse a voté pour rester en 2014 n'existe plus", a martelé Nicola Sturgeon dans une intervention télévisée, deux jours après le choc du non britannique à l'Europe par référendum. A contre-courant, ses compatriotes écossais ont voté en grande majorité (62%) pour le maintien dans l'UE. Tout comme d'ailleurs les Irlandais du Nord.Selon un sondage réalisé pour le Sunday Times vendredi et samedi dernier, 52% des Écossais veulent que leur pays se sépare du reste du Royaume-Uni, et que l'Ecosse reste membre de l'Union européenne. Un autre, réalisé vendredi auprès de 1.600 personnes par ScotPulse, arrive même à 59% d'indépendantistes, contre 32% qui veulent rester rattachés au Royaume-Uni. Il y a deux ans, les électeurs écossais avaient rejeté l'indépendance de l'Ecosse par référendum -avec une confortable majorité de 55% favorables au maintien dans le Royaume-Uni. Mais la nouvelle du Brexit rend l'organisation d'un nouveau scrutin "hautement probable", a dit Mme Sturgeon dès vendredi. "Ce ne sera pas une réédition du référendum de 2014", a-t’elle avancé dimanche, "le contexte et les circonstances ont complètement changé". Sur Twitter, dès l'annonce des premiers résultats vendredi, l’hashtag #indyref2 ("référendum d'indépendance 2") s'était répandu comme une traînée de poudre.Quel successeur du Royaume-Uni ?En parallèle, Nicola Sturgeon a promis qu'elle allait "parler aux gens à Bruxelles dans les jours qui viennent". "Notre argumentation, c'est que nous ne voulons pas sortir, nous ne voulons pas sortir pour ensuite revenir". "On pourrait imaginer que l'Ecosse soit traitée par l'UE comme le successeur du Royaume-Uni", a expliqué à nos confrères de l'AFP Andrew Scott, professeur en études européennes de l'Université d'Edimbourg. "Si l'indépendance de l'Ecosse se fait avant que la Brexit soit finalisé, alors l'Ecosse peut dire à l'UE ‘nous sommes leur successeur, nous ne partons pas, donc nous héritons de la position britannique, avec les dérogations britanniques et le rabais budgétaire britannique’". Cela impliquerait toutefois une forme de diligence, les partenaires européens de Londres faisant pression pour que le pays se dépêche de démarrer ses négociations de sortie. Une autre option pour l'Ecosse serait de quitter l'UE en même temps que le reste du Royaume-Uni, puis de refaire acte de candidature, et entretemps d'adhérer à l'Espace économique européen. "Cela présente un certain nombre d'avantages aussi", selon l'expert. Avec ses un peu plus de 5 millions d'habitants, et un Produit intérieur brut (PIB) de plus de 200 milliards d'euros, l’Ecosse indépendante trouverait tout à fait sa place dans l’UE qui abrite d'autres pays autrement plus petits, les pays baltes par exemple.Une îleManfred Weber, député européen allemand des Unions chrétiennes d'Angela Merkel, et président du groupe parlementaire conservateur au Parlement européen, cité par le Financial Times, que "ceux qui voulaient rester étaient les bienvenus dans l'UE". Mais dans les rues de Glasgow, tous ne voyaient pas d’un bon œil la perspective d'un divorce avec le reste de l'île. "Souvenez-vous que nous sommes une île... il y a l'Ecosse, l'Angleterre et le Pays de Galles sur cette île", a rappelé Frank, 55 ans, retraité du système national d'assurance-maladie NHS."Je suis fier d'être Ecossais, je voulais l'indépendance, mais financièrement, mes petits-enfants ne peuvent pas se permettre d'être indépendants". "Qu'est-ce-que nous avons en Ecosse ? Nous avons du whisky, mais les Japonais aussi font du whisky. Nous avons les kilts, mais n'importe qui peut acheter un kilt bon marché fabriqué en Chine. Nous avons du pétrole, il est dans les choux", s'emporte-t-il, pas convaincu que son pays puisse subsister tout seul. JB-M

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