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« L’état matraquant la liberté »: du grand Art. Merci #Goin

Publié le 27 juin 2016 par Mister Gdec

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Que de délires en tous genres et de déclarations sécuritaires exacerbées cette fresque a fait couler ! J’en suis encore tout estomaqué. L’œuvre, réalisée par l’artiste Goin, représente une femme à terre, tenant un drapeau bleu-blanc-rouge effiloché, frappée par deux policiers anti-émeute, dont l’un porte un bouclier « 49.3 ». 

Sur son site, l’artiste précise sa conception :

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Une citation attribuée à Benjamin Franklin que l’on pourrait traduire par :  » “Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour obtenir un peu de sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté ni la sécurité.”

Les débiles qui crient à l’atteinte au droits fondamentaux des policiers sont donc en train de prouver par l’absurde ce que cette œuvre dénonce, c’est un comble ! Depuis quand l’art devrait-il obéir aux diktats politiques ? Les organisateurs du festival de street art (une dimension culturelle que j’apprécie tout particulièrement) à l’occasion duquel cette œuvre a été réalisée, le ‘ »street Art Fest » de Grenoble, assument :  » L’œuvre a été validée par les organisateurs du festival. Selon eux, elle joue son rôle. » (source).  En effet, et on ne peut mieux. j’en veux pour preuve ce qui suit.  Voir ainsi juxtaposées en un même cri de vierge offusquée les réactions grandiloquentes du ministre fauxcialiste de l’intérieur et le député et président LR du conseil départemental de l’Isère suffit à nourrir notre bon plaisir, et à démontrer à quel point cette œuvre est efficace…

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Comme disait ma grand-mère : « qui se sent morveux, qu’il se mouche« … Décidément, dans tout le spectre du paysage politique néo-con, du PS vallsiste au FN en passant par LR, cela devient une obsession que de vouloir plier l’art à sa botte… A quand un art policier officiel, estampillé par un comité de censure national ? Tout cela devient ridicule et démontre assez à quel point notre époque est troublée, et perd tout sens de la mesure. Pour ma part, je me plait à penser que cette affaire n’est pas celle que l’on croit, et que derrière ce prétexte grotesque, ceux qui réagissent si mal sont en train de régler des comptes à postériori avec une alliance rouge et verte qui n’a pas eu l’heur de leur plaire, et leur a ravi la ville de Grenoble… Ce que ni la droite ni le P »S », si peu de gauche, ne digèrent. Un règlement de compte politique somme toute assez mesquin, dont Eric Piolle fait les frais. Je dis ça, je dis tout.


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