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PARKINSON: La stimulation cérébrale profonde réduit les symptômes moteurs de 70% – CHU Réseau

Publié le 28 juin 2016 par Santelog @santelog

PARKINSON: La stimulation cérébrale profonde réduit les symptômes moteurs de 70% – CHU RéseauCe sont les retours de pratique au CHU de Saint-Etienne de la stimulation cérébrale profonde dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. La stimulation cérébrale profonde (ou deep brain stimulation DBS) va, par l’intermédiaire d’électrodes implantées au niveau de différentes régions du cerveau et d’une faible stimulation électrique chercher à interrompre le signal cérébral causant les symptômes de la maladie. Une alternative, lorsque les médicaments ne parviennent plus à corriger leurs tremblements, qui fait ici ses preuves, sur les performances motrices et la qualité de vie des patients.

En France, la maladie de Parkinson touche 2 % de la population après 60 ans. Elle est caractérisée par une dégénérescence des neurones qui gèrent la dopamine. C’est une cause majeure de handicap moteur qui se manifeste par une lenteur caractérisée, une raideur souvent asymétrique et des tremblements au repos. Les patients peuvent présenter également une multitude d’autres symptômes (syndromes anxieux ou dépressifs, des douleurs..). Plusieurs études* ont apporté les preuves d’efficacité de différents modes de stimulation, externe, magnétique ou profonde, dans la réduction des symptômes, notamment moteurs de la maladie de Parkinson. Aujourd’hui, la stimulation cérébrale profonde est proposée lorsque les médicaments ne permettent plus de corriger les symptômes, situation généralement rencontrée après 7 à 8 ans d’évolution de la maladie. Le patient présente alors un stade évolué de la maladie avec une fluctuation motrice dans la journée.

En France, d’abord testée au CHU de Grenoble -à la fin des années 1980 par l’équipe du Pr. Benabid et mise en œuvre au CHU de Saint-Etienne depuis mai 2015, la technique chirurgicale apporte des résultats concluants :

·   une amélioration de 70% des performances motrices de 70%,

·   une réduction possible de 40 à 60% destraitements médicamenteux,

·   une stabilité de cette amélioration d la qualité de vie des patients, jusqu’à 5 ans après l’intervention.

L’intervention reste extrêmement délicate et respecte des critères pré-opératoires rigoureux : le patient suivi par le service de Neurologie est évalué à plusieurs reprises avant l’intervention, de manière à vérifier que la technique est bien appropriée. Une IRM vérifie que le patient ne présente pas d’anomalies cérébrales. Un test à la dopamine est aussi effectué car il a été démontré que les personnes ne répondant pas à la dopamine ne répondent pas non plus à stimulation cérébrale profonde. La synthèse de ces données d’examens est communiquée au patient par le neurologue en présence d’un membre de la famille.

Une décision d’intervention en concertation : la décision d’opérer est prise par le neurochirurgien en concertation avec le patient. L’opération est réalisée sous anesthésie générale. Le neurochirurgien utilise une IRM pour localiser le noyau sous-thalamique -qui joue un rôle majeur dans la régulation des mouvements- et choisir la trajectoire la plus sûre pour l’atteindre. Des électrodes provisoires sont d’abord ajustées puis remplacées par les 2 électrodes définitives dont le bon fonctionnement est validé par scanner de contrôle. Le patient restera ensuite hospitalisé pendant 7 à 10 jours pour régler le stimulateur et ajuster la dose des médicaments en fonction de ses besoins puis sera régulièrement suivi durant plusieurs mois.

Source: CHU Réseau , CHU de Saint-Etienne 20 juin 2016 Parkinson : la stimulation cérébrale profonde au CHU de Saint-Etienne (Visuel Université de Floride)

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