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Hi(roshi)malaya mon amour

Par Pandora


Avec un peu d’avance, et pour me donner du courage parce que j’en ai vraiment ras le bol du boulot en ce moment, je fais un petit intermède vacances pour vous parler d’un grand voyage que je vais faire bientôt, dans 7 semaines.

Vous aurez noté je pense que je suis un peu torturée comme fille, à me poser beaucoup, trop peut-être, de questions mais il y a des lieux et des moments où la vie me semble beaucoup plus légère, où rien ne m’effraie plus et c’est en voyage et plus particulièrement lorsque je pars en trek.

Alors que je pourrais garder un très mauvais souvenir de mon premier grand trek qui a causé la découverte de mon intruse (aurais-je consulté pour ces sensations bizarres si je n’avais pas dû partir marcher en haute montagne ensuite ? J’en suis tout sauf sûre, n’étant pas vraiment très sérieuse dans le domaine de ma santé), il n’en est pourtant rien. Ce voyage a été une vraie bouffée d’oxygène et un tournant peut-être dans ma vie de malade. J’ai en effet décidé de partir malgré cette poussée, de ne pas m’interdire ce voyage et de continuer à vivre malgré tout, différemment je vous l’accorde parce qu’elle rode et qu’il m’est impossible de l’oublier, mais de vivre et d’essayer de profiter de la vie tant que je le peux encore. Et ce voyage a été une vraie bénédiction, une vraie libération.

J’avais rêvé de ce voyage mythique pour tout trekkeur, le tour des Anapurnas, la réalité en a été encore plus belle. Paradoxalement alors que je me découvrais malade, je n’ai pourtant jamais autant été affutée physiquement que lors de mon diagnostic, à force de fitness et de footing intensifs, et si les journées de marche étaient longues, elles n’étaient pas particulièrement difficiles, l’altitude mise à part. J’ai découvert des paysages magnifiques, j’ai vécu des moments merveilleux, j’ai pu penser aussi à ce qui m’arrivait, relativiser tout cela à la lumière du bonheur que je vivais malgré tout…. C’est étonnant parfois comme bonheur et souffrance peuvent être proches voire intriqués. Bref, j’ai savouré ce pays et ses habitants, ri et discuté avec les membres de notre groupe de marcheurs, découvert la nourriture locale et une culture bouddhiste qui reste très mystérieuse pour moi mais dont je me suis appropriée certains principes à ma façon pour m’aider à avancer. Je suis tombée amoureuse de ce beau pays qu’est le Népal, je me suis découverte combattante et combative en arrivant à continuer à vivre. J’ai décidé de revivre ce genre de choses, de me battre pour cela, de voyager encore et encore tant que je le pourrais.

Au retour bien sûr, tout est toujours plus difficile, les beaux principes fondent comme neige au soleil et le quotidien et ses petits (et gros) tracas reprennent le dessus , mais quand je pense au Népal, quand je vois les mandalas que j’ai ramenés, quand j’écoute de la musique tibétaine, quand je revois des photos, une sensation de paix me gagne et j’ai l’impression de respirer plus amplement, d’avoir un poids en moins…

Tout cela pour vous dire que je suis repartie au Népal et ailleurs, que j’ai voyagé et grimpé pour oublier mon quotidien l’espace de quelques semaines, en me programmant un grand voyage par an et je mesure tout à fait la chance que j’ai de pouvoir le faire. S’est greffé cependant depuis un autre défi que je me suis promis d’accomplir avec la reprise d’études depuis maintenant 3 ans en parallèle de mon activité professionnelle. Si cela m’a permis d’apprendre énormément de choses au travers des cours mais aussi des personnes de métiers différents que j’ai pu rencontrer, il m’a fallu faire des choix et notamment celui de mettre ces voyages en pause…. On ne peut pas être au four et au moulin. Pas de ces grands voyages où j'ai pu partir, seule (en intégrant un groupe que je ne connais pas mais sans personne d’autre et cette solitude m’est aussi nécessaire) depuis quelque temps, j’en paye le prix ces derniers mois je pense…

Alors cette année, je reprends les bonnes habitudes et je vais m’évader de mon quotidien pendant 4 longues semaines pour marcher dans mon Himalaya chéri, mais côté indien cette fois. Comme rien n’est jamais simple avec moi et que je ne peux m’empêcher de me mettre toute seule des obstacles, j’ai 15 kg de plus que lors de mes derniers treks (où j’étais pourtant déjà la plus lourde du groupe) et je suis cette année tout sauf affutée. Je pense pouvoir faire ce qu’il faut pour m’alléger un peu et me préparer, un minimum, dans les dernières semaines qui me restent, mais je sais qu’il me faudra encore plus me battre pour tenir le rythme. J’en suis consciente et inquiète, et cette appréhension me gâche un peu la joie du départ, mais je suis vraiment heureuse de bientôt me retrouver dans les montagnes. Pour marcher en me détendant au rythme hypnotique de mes pas, pour découvrir de nouvelles choses et surtout m’oublier un peu.

J’avais envie de vous en parler aujourd’hui parce que ça me fait du bien d’y penser… et que j’en ai besoin.

Merci de m’avoir lue 
NB: Quand j'entend la musique de ce magnifique film sur l'himalaya et que je la compare à celle du film d'animation Pandora je me dis que Pandora et Himalaya ne pouvaient que se rencontrer... mais peut-être que je n'entends que ce que j'ai envie d'entendre ;-)


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