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Quelques réflexions au débotté : Sandra Bertin est une militante estrosiste, Trump ne se contrôle plus, Bernard Amsalem ne décolère pas…

Publié le 25 juillet 2016 par Gezale

Les antennes paraboliques interdites en Iran 100 000 antennes paraboliques ! C’est le nombre d’antennes qu’auraient « rapporté » (à qui ?) les Iraniens au cours des mois écoulés. Les antennes paraboliques sont en effet considérées comme diaboliques par le régime des ayatollahs puisqu’elles permettent de capter des chaines étrangères et qui, sait, des émissions, films, documentaires, reportages peu recommandables. Le régime iranien est un régime religieux où tout ce qui ne colle pas avec le Coran (version chiite) doit être banni, condamné, réprimé. D’où des enquêtes permanentes des gardiens de la Révolution et de la pensée pour dénicher sur les toits des villes iraniennes, les fameuses paraboles signes d’infractions aux lois coraniques dont les propriétaires méritent d’être sanctionnés… Imagine-t-on pareille surveillance dans les démocraties dignes de ce nom ? Imagine-t-on ce que seraient nos vies et nos comportements si jamais une dictature (religieuse, civile, militaire, politique) s’emparait du pouvoir en France ? Mais l’Iran n’est sans doute pas le seul pays de la planète à imposer un mode de vie sans liberté de penser, d’écrire, de communiquer…
Trump ne se contrôle plus ! Donald Trump veut imposer aux Français et aux Allemands — s’il est élu président des USA ! — des contrôles poussés à leur entrée aux États-Unis. C’est que nos vieux pays sont gangrènés, selon lui, par une immigration étrangère massive, non régulée et non contrôlée. Pour preuve, assure-t-il, les attentats récents qui ont endeuillé des familles et la nation. Comme si les Etats-Unis étaient indemnes du poison djihadiste. Une suite ininterrompue d’attaques dans des boites de nuit, notamment, démontrent que les services de renseignements et les policiers américains sont logés à la même enseigne que leurs collègues européens. Va-t-on pour autant passer des heures à contrôler les citoyens américains désirant visiter l’Europe ? Va-t-on contrôler Trump qui ne se contrôle plus ?
Sandra Bertin est une militante estrosiste L’attentat de Nice — puisqu’il faut appeler les choses par leur nom — n’en finit plus d’alimenter la chronique. Alors que 84 personnes (dont dix enfants) sont mortes, qu’une vingtaine d’autres luttent contre la mort, M. Estrosi n’a rien trouvé de mieux à faire que de polémiquer avec le ministre de l’Intérieur. Où étaient les policiers nationaux ? Etaient-ils ici, étaient-ils là ? Pourquoi l’ancien maire de Nice, toujours aux affaires si je puis dire, a-t-il accepté le plan de prévention mis en place à la veille du 14 juillet avec les autorités préfectorales ? Pourquoi n’a-t-il pas interdit le feu d’artifice ? Pourquoi, comme je l’ai déjà écrit ici, est-il allé si vite en besogne pour trouver des coupables qui n’étaient évidemment pas lui ? Et comme Sandra Bertin, policière municipale par laquelle le scandale arrive avec ses déclarations au JDD, est également une militante estrosiste, sa parole est forcément sujette à caution même si elle semble sincère. Sur les écrans, elle n’a pas vu les policiers nationaux. On lui aurait demandé de dire qu’ils étaient bien là. J’ignore quelle personne (un commissaire semble-t-il) aurait pu effectuer une pareille démarche mais si c’est le cas, son QI est plus proche de 50 que de 100. Les policiers municipaux dépendent du maire. Ce dernier est leur employeur et on ne mord pas la main de celui qui vous nourrit. Bernard Cazeneuve a porté plainte en diffamation, on verra bien qui dit la vérité.
Bernard Amsalem ne décolère pas Bernard Amsalem, président de la fédération française d’athlétisme, déplore que le CIO ait autorisé les fédérations sportives russes à participer aux prochains JO de Rio. Il parle d’un jour de deuil pour le sport propre. Certes, les dopés ou supposés tels, ne seront pas invités au Brésil mais comme l’enquête a prouvé que le dopage en Russie était érigé en pratique gouvernementale, l’ensemble des sportifs russes sont naturellement soupçonnés d’être chargés. Bernard Amsalem voit dans la décision du CIO un acte politique. Il a raison. Depuis toujours le sport et le nationalisme fraient ensemble et tout est fait par certains chefs d’état pour hisser haut le drapeau de leurs sportifs ou plutôt de leur idéologie. Il y aura donc des Russes dans la piscine olympique, sur les tatamis et les pelouses du Brésil. On peut imaginer que les contrôles antidopage ne ménageront pas les émissaires moscovites. Aujourd’hui, pourtant, des techniques fines permettent de masquer l’état réel des sportifs, notamment ceux qui marchent à l’EPO mais pas seulement eux. C’est pourquoi un suivi annuel est imposé comme un passeport permanent. Les prises de sang et d’urine peuvent avoir lieu n’importe où n’importe quand. La condition est que les athlètes indiquent en permanence où ils se trouvent. Cela ne facilite pas la vie, certes. Est-ce le prix à payer pour éviter les scandales à répétition ?
A suivre demain…


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