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Michaël Jeremiasz, porte drapeau de la délégation paralympique française pour Rio 2016

Publié le 26 juillet 2016 par Playeur.co @playeurco

Votre blog playeur.co a rencontré Michael Jeremiasz, champion de tennis fauteuil, qui sera le porte drapeau de la délégation paralympique à Rio.

Michaël, peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai 34 ans, je suis marié et j’ai un petit garçon de 4 mois. Je suis joueur de tennis professionnel depuis 2004. J’ai remporté 4 médailles aux jeux paralympiques, des titres du grand chelem en simple et en double et j’ai été numéro 1 mondial en simple et double en 2005.

Porte-drapeau de la délégation française, un rêve de gosse j’imagine ?

Même pas car tu ne te dis pas un jour j’aimerai être porte-drapeau, c’est un truc qui te tombe sur le coin de la tête, tu ne peux pas l’anticiper. Tu peux rêver d’être champion d’un sport mais pas d’avoir cette distinction. En voyant les autres porte-drapeaux français je me suis dit que ça devait être particulier, c’est une vraie consécration, une vraie reconnaissance mais aussi une vraie responsabilité. Donc quand on me l’a proposé j’étais très fier mais on peut pas dire que ce soit un rêve de gosse.

Comment as-tu appris la nouvelle ?

J’ai appris la nouvelle, par la présidente du comité paralympique, de manière officieuse peu de temps avant l’annonce officielle. Ma fédération m’en avait déjà parlé pour savoir si c’était quelque chose qui m’intéressait.

Quel sera ton objectif à Rio ? Ton année 2016 a-t-elle été construite autour des Jeux ?

Aller chercher une cinquième médaille. Non, l’année 2016 est comme les autres années, elle a été construite pour être le plus performant possible sur tous les tournois où je me rendrais. En simple la médaille sera difficile mais possible. Par contre, en double, j’ai remporté plusieurs tournois cette année en battant les meilleurs mondiaux, donc la oui il y a une chance importante de médaille.

Tu as un palmarès immense avec notamment 4 médailles aux Jeux, quel est ton plus grand souvenir comme sportif ?

Il y en a plusieurs en fait. Il y a ma première médaille aux championnats de France individuel en 2001 alors que j’ai eu mon accident en février 2000. Elle a une saveur particulière car c’est le début d’une longue aventure. Ensuite, ma première médaille paralympique à Athènes en simple, le bronze. L’année d’après je gagne l’US Open et je deviens numéro 1 mondial donc le meilleur joueur du monde. Quand tu gagnes les Jeux tu n’es pas le meilleur, t’as gagné le tournoi. Alors que numéro 1 mondial c’est sur une année donc c est le top du top. Je suis obligé de parler de la médaille d’or à Pékin car je suis sur le toit du monde, il y a tous mes proches qui sont là et quand je suis sur le podium, je vis ce moment unique avec eux. Et enfin, récemment, le porte drapeau ! Voilà ce sont les plus grands moments de ma carrière.

Tu es aussi très engagé dans le handisport avec la création de handiamo et la journée « tous en fauteuil », peux tu nous en parler ?

Avec mon  grand frère, Jonathan, et Richard Warmoes on a créé il y a 5 ans l’entreprise sociale Handiamo qui a pour objet social d’accompagner la carrière de sportifs de haut niveau handicapés à travers la négociation de contrat de sponsoring, de mécénat, d’emploi et d’accompagnement à la reconversion professionnelle. On organise aussi des événements de sensibilisation au handicap dans les entreprises. Un des nombreux événements qu’on organise est la journée en fauteuil à Roland Garros. C’était la troisième fois cette année, on était place des mousquetaires et on a donc organisé une journée de découverte du tennis fauteuil au-près du grand public. C’est un formidable moyen de changer le regard que l’on porte sur le handicap et plus généralement sur la différence. Avec mon grand frère à nouveau et ma femme, Carolyn, nous avons créé l’association « comme les autres » qui accompagne des personnes handicapées, victimes d’un accident de la vie, dans leur parcours de reconstruction.

Quels sports vas-tu suivre pendant les jeux olympiques et paralympiques cet été ?

Je ne suis pas un grand fan de sport à la télé mais les JO ça me prend depuis que je suis tout petit. Un de mes premiers souvenirs, c’est la « Dream Team » en 1992 à Barcelone. Là, j’ai la chance d’aller à Rio pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques le 5 juillet et à l’inauguration du club France la veille. Ensuite, je m’entraîne tout l’été, mais, entre les entraînements, je serai devant mon poste.

Jack’s

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